L’atelier Missègle accède à la postérité et obtient le label Entreprise du patrimoine vivant

L’atelier de fibres naturelles Missègle basé à Lafontasse a obtenu le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) délivré par le Ministère de l’Economie, de l’industrie et du numérique. Véritable reconnaissance pour sa fondatrice Myriam Joly et ses 25 salariés, il devrait avoir un impact économique.

Véritable marque de reconnaissance de l’Etat, le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) a été mis en place en 2006 dans le but de distinguer les entreprises françaises disposant d’un savoir-faire artisanal et industriel d’excellence. Il est attribué pour une période de cinq ans. Les maisons labellisées « Entreprises du Patrimoine Vivant » se caractérisent par la détention d’un patrimoine économique spécifique issu de l’expérience manufacturière, la mise en œuvre d’un savoir-faire rare reposant la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité et l’attachement à un territoire.

«Ce label d’Etat est important pour nous dans la mesure où l’on va pouvoir dire à nos clients voilà ce qu’on sait faire et notre savoir-faire est reconnu. C’est un maillage à la main qui nous a permis d’obtenir cette distinction » se félicite Myriam Joly, heureuse d’associer, avec ce label, les salariés à l’histoire de l’entreprise née il y a 32 ans. Seules 1305 entreprises ont à ce jour reçu ce label aux critères rigoureux et qui s’adresse à tous les secteurs de l’économie. La qualité de sa fabrication lui ont permis récemment de conquérir de nouveaux marchés, aussi bien dans la chaussette que dans les pulls.

L’atelier Missègle sera référencé sur le site internet : http://www.patrimoine-vivant.com, vitrine mondiale du savoir-faire français.

Et comme une nouvelle n’arrive jamais seule, Myriam Joly a reçu le 19 février le titre honorifique de Chevalier de la Légion d’honneur. Les insignes lui ont été remises par l’ancienne Préfète du Tarn, Josiane Chevalier, dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Tarn. « C’est la reconnaissance d’un parcours professionnel et économique. J’ai pris des risques, j’ai investi et créé des emplois. C’est une reconnaissance qui est importante à mes yeux dans la mesure où je suis redevable à toutes les femmes qui se sont battues avant moi pour la liberté d’expression y compris en matière de création d’entreprise ».

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Missègle en chiffres
25 salariés pour un CA de 3 millions d’euros
120.000 paires de chaussettes et 10.000 pulls tricotés par an