Mais qui en veut à nos radars fixes ?

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Certains diront que cela ressemble à de l’amour, d’autres à de l’acharnement. Qui en veut à ce point aux radars automatiques installés sur les routes tarnaises ? Loi des séries ? Oeuvre d’une ou de plusieurs personnes ? Toujours est-il que les attaques contre les radars automatiques fixes installés sur les bords des routes du Département sont fréquentes. Le radar installé sur la D612 à Saint-Germier a encore été vandalisé. Et le ou les vandales n’ont pas attendu très longtemps pour sévir à nouveau. Nettoyé il y a quelques semaines après une attaque à la peinture orange fluorescente, le radar a été de nouveau tagué à la bombe blanche et recouvert de sparadrap. Un dispositif de contrôle de vitesse qui flashe dans les deux sens de circulation depuis quelques semaines : 142 infractions en 2015, 2332 en 2016 sur la même période (janv-mars)). 16,5 fois plus de raison d’être énervé ? Peut-être.

Rappelons que la dépendance amoureuse et affective aux dégradations des radars coûte cher.

Vandaliser un radar, combien ça coûte ?

Détériorer un radar, c’est une dégradation de bien public qui peut coûter 45 000 euros d’amende et trois ans de prison. Si vous vous y mettez à plusieurs, la peine s’alourdit jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans de prison. Enfin, pour l’individu qui tague un radar, la dégradationest également sanctionnée d’une amende de 7500 euros assortie de travaux d’intérêt général. A chaque fois qu’un radar est vandalisé, une plainte est systématiquement déposée par les services de l’Etat