Schizophrénie : des résultats positifs pour l’essai FAST

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Les Laboratoires Pierre Fabre annoncent les résultats positifs d’un essai clinique de phase IIa FAST (F17464 in Acute Schizophrenia Trial) mené avec la molécule F17464 chez des patients présentant un épisode aigu de schizophrénie. F17464 est un antagoniste préférentiel des récepteurs dopaminergiques D3 issu de la Recherche Pierre Fabre dans le SNC, et présentant un mode d’action original.

Les résultats initiaux de pharmacologie et de sécurité ayant été très encourageants, F17464 a fait l’objet d’un programme d’essais cliniques, dont l’étude FAST, conçue pour évaluer l’efficacité et la sécurité du F17464 par rapport au placebo chez des patients schizophrènes présentant un épisode aigu. L’essai multinational de six semaines a permis de mettre en évidence des résultats positifs en termes d’efficacité couplés à un bon profil de tolérance ne mettant en évidence aucun syndrome métabolique.

Agir préférentiellement sur le récepteur D3 devrait permettre une différentiation par rapport aux traitements aujourd’hui disponibles. En effet, ce nouveau mécanisme pourrait permettre de traiter des épisodes psychotiques aigus, avec moins de risque de troubles moteurs ou métaboliques, ainsi que, d’après les études précliniques réalisées, obtenir l’augmentation de l’activation des circuits pertinents pour le traitement des symptômes négatifs.

«Les résultats positifs de cette étude nous permettent d’envisager F17464 comme candidat médicament crédible pour les patients schizophrènes présentant un épisode aigu de schizophrénie. Le Système Nerveux Central est un des 4 axes de notre R&D Pharmaceutique et ces résultats confortent l’investissement fort de notre société   dans ce domaine» a déclaré Frédéric Duchesne, Président, Directeur Général de Pierre Fabre Médicament et Santé.

A propos de l’essai clinique

L’essai clinique de phase IIa est une étude randomisée, contre placebo, en double-aveugle, évaluant l’efficacité et la sécurité d’une dose fixe quotidienne de F17464 comme traitement antipsychotique chez les patients schizophrènes (d’après le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux DSM-IV-TR) présentant un épisode aigu de schizophrénie. Le critère principal d’évaluation clinique est l’efficacité du F17464 sur les symptômes psychotiques mesurés par l’évolution du score total de l’échelle des symptômes négatifs et positifs (PANSS) à la fin de la période de traitement de six semaines. Les critères d’évaluations cliniques secondaires comprennent l’évaluation de l’échelle d’impression clinique globale (sévérité CGI et amélioration CGI) et l’échelle de dépression de Calgary pour la schizophrénie (CDSS). La sécurité a été déterminée par les évaluations cliniques et biologiques standards, les évaluations spécifiques pour les symptômes extrapyramidaux et l’échelle de risque suicidaire.

A propos de la schizophrénie

La schizophrénie est un trouble psychiatrique affectant environ 1% de la population adulte et généralement diagnostiquée chez des patients âgés de 15 à 35 ans. La schizophrénie est définie comme un trouble mental caractérisé par la présence d’au moins 2 des cinq domaines symptomatiques suivants (DSM-IV-TR): délires, hallucinations (les hallucinations auditives sont les plus fréquentes), langage désorganisé, comportement désorganisé ou anormal (incluant la catatonie) et symptômes négatifs tels que la diminution de l’expression émotionnelle, l’avolition (incapacité à entreprendre et à poursuivre une conduite volontariste) et l’anhédonie (être incapable de ressentir des émotions positives dans des situations qui devraient, normalement les provoquer). Elle est souvent associée à des troubles cognitifs tels qu’une difficulté à maintenir l’attention, une perte de mémoire et des difficultés à traiter l’information et à prendre des décisions, qui entraînent une dysfonction significative dans les domaines social et professionnel. Le diagnostic est basé sur le comportement observé et sur les expériences rapportées par le patient.

A propos du traitement de la schizophrénie et du F17464 :

Les traitements de référence de la schizophrénie sont des antipsychotiques atypiques qui ont un effet bloquant non différentié sur les récepteurs dopaminergiques D2 et D3. Ils présentent une efficacité qui leur permet d’atténuer  les symptômes aigus positifs (hallucinations, délires, comportements anormaux, langage incohérent), mais ont des effets limités sur les symptômes négatifs (diminution des capacités psychologiques normalement présentes) et le dysfonctionnement cognitif. Les chercheurs des Laboratoires Pierre Fabre ont choisi de se concentrer sur la modulation de la fonction du récepteur D3 qui est importante dans différents troubles psychiatriques. L’objectif est de proposer une alternative thérapeutique avec de nouveaux antipsychotiques, visant à la fois le traitement des symptômes positifs et négatifs, associée à une meilleure tolérance, et en particulier l’absence de syndrome métabolique. Les récepteurs D3 sont présent exclusivement dans des régions sous-corticales qui participent au contrôle de la libération de la dopamine au niveau du cortex préfrontal, reconnue comme une zone liée aux symptômes négatifs et cognitifs dans la schizophrénie. L’effet bloquant a un double impact : réduire le signal dopaminergique dans le système mésolimbique et augmenter les afférences mésocorticales, pour rétablir l’équilibre dopaminergique chez les patients schizophrènes.

F17464 présente un profil pharmacologique unique et innovant comme antagoniste préférentiel des récepteurs dopaminergiques D3, sélectif et puissant, avec des propriétés agoniste partiel 5-HT1A et actif par voie orale. Son nouveau mécanisme d’action est efficace à la fois sur les symptômes positifs et négatifs, avec le potentiel d’améliorer les aspects cognitifs de la maladie. Ce nouveau produit devrait aussi entraîner moins d’effets secondaires tels que le syndrome métabolique, les troubles du mouvement (composant 5HT1A et faible impact sur D2), moins d’effets cardio-vasculaires, et moins de détérioration cognitive lié au traitement.

A propos des laboratoires Pierre Fabre

Fondés en 1962 par M. Pierre Fabre, les laboratoires pharmaceutiques et dermo-cosmétiques Pierre Fabre sont aujourd’hui présents dans 130 pays au travers de 43 filiales. En 2015, le chiffre d’affaires a dépassé 2,2 milliards d’euros avec près de 13000 collaborateurs dans le monde.

L’activité s’organise autour de deux segments clés de marché : les produits pharmaceutiques (médicaments de prescription et santé grand public) et les produits dermo-cosmétiques, dont la marque Eau Thermale Avène, qui est leader du marché en Europe et en Asie.

En 2015, le groupe a consacré plus de 16% de son chiffre d’affaires aux investissements en R&D autour de quatre domaines thérapeutiques : l’oncologie, la dermatologie, le système nerveux central et la santé grand public.

Dans le cadre de sa stratégie d’open innovation, Pierre Fabre met aussi à contribution son expertise dans des partenariats innovateurs avec des acteurs clés du domaine : organismes publics de recherche (CNRS, Inserm), facultés et universités (Ecole polytechnique de Lausanne, Université de Saclay), laboratoires pharmaceutiques internationaux (Allergan, Abbvie, Maruho) et sociétés de biotechnologies (Array BioPharma, AbCheck, Cellectar).

À travers la société de contrôle Pierre Fabre Participations, les Laboratoires Pierre Fabre sont détenus à 86% par la Fondation Pierre Fabre, reconnue d’utilité publique depuis 1999, et à près de 8% par les collaborateurs de l’entreprise, le solde étant en autocontrôle.

Pour en savoir plus : www.pierre-fabre.com.