12000 emplois verts en Occitanie

En Occitanie, 1 21 000 personnes occupent un emploi vert en 2018. Avec les emplois verdissants, l’économie verte dans son ensemble emploie 3.351.000 personnes. En dix ans, les emplois concernés ont progressé moins vite que l’ensemble de l’emploi en raison de la crise de 2008 qui a fortement touché le bâtiment où les professions à enjeu environnemental sont fortement représentées. Les emplois de l’économie verte sont très majoritairement masculins et souvent occupés par des personnes peu diplômées.

Avec 12000 personnes occupées, les emplois verts représentent 0,5% de l’emploi régional. Les plus nombreux relèvent du domaine de l’assainissement et du traitement des déchets (39% des emplois verts) où travaillent principalement des ouvriers : agents de déchetterie ou de station d’épuration, éboueurs. Les emplois de la production et distribution d’énergie et d’eau représentent 36% des emplois verts. I ls sont occupés essentiellement par des agents techniques d’exploitation en centrale électrique ou en usine de production d’eau potable.

Enfin, la protection de la nature et de l’environnement regroupe 25% des emplois verts, avec principalement des techniciens, ingénieurs et cadres techniques de l’environnement et du traitement des pollutions.

En ajoutant les métiers verdissants, c’est-à-dire les métiers amenés à évoluer pour intégrer les enjeux environnementaux, l’économie verte occupe 335000 personnes en Occitanie, soit 15% des actifs en emploi.

Les emplois verdissants (323 000 emplois) sont beaucoup plus nombreux que les emplois verts. Ils représentent 14,5% de l’emploi régional. De nombreuses professions du bâtiment, celles qui peuvent contribuer à développer des économies d’énergie sont retenues parmi les emplois verdissants. Dans l’industrie, les professions retenues sont confrontées aux enjeux de la consommation d’énergie, de l’allègement du prélèvement de ressources naturelles (eau douce par exemple) et de la maîtrise des rejets polluants. Les professionnels des transports sont concernés par la réduction de la dépendance aux hydrocarbures, la lutte contre la pollution de l’air, mais aussi l’optimisation de la chaîne logistique qui constituent des leviers de
la transition écologique. Les emplois verdissants relèvent à 40% du domaine du bâtiment, 18% de l’industrie et 17% des transports.

Les emplois verts et verdissants progressent moins vite que l’emploi régional

Sur la période 2008-201 8, le nombre d’emplois en lien avec l’environnement progresse moins rapidement que l’ensemble de l’emploi régional (+5,9% contre +6,9%).

L’écart provient en grande partie du recul de l’emploi dans le bâtiment après la crise économique de 2008. Ainsi, le nombre d’emplois verdissants y diminue de 6% en 1 0 ans. Une exception néanmoins dans ce domaine pour les professions liées à la conception, l’ingénierie et les études où l’emploi progresse de 28%, en lien avec les mutations du secteur. Dans l’industrie, la croissance des emplois verdissants (+ 13% entre 2008 et 2018) contraste avec la perte de vitesse de l’ensemble du secteur. La progression a été particulièrement marquée pour les professions du contrôle et de la qualité (+ 26%), du fait du développement des certifications (normes ISO). Les emplois verdissants du domaine de la maintenance et de la mécanique augmentent plus modérément, mais pourraient continuer à croître avec notamment les projets d’éolien flottant en Méditerranée.

Les emplois verts du domaine de la protection de la nature et de l’environnement progressent fortement (+ 42%).

Des emplois majoritairement masculins

L’économie verte est fortement masculine. En Occitanie, huit emplois sur dix y sont occupés par des hommes. Certaines professions sont quasi exclusivement masculines comme les professions du bâtiment (maçon, menuisier, couvreur…) ou celles de mécanicien automobile, de chauffeur routier.

Les acteurs de l’économie verte sont moins diplômés que l’ensemble des actifs en emploi : 46% ont un niveau de diplôme inférieur au Bac contre 36% pour l’ensemble des actifs occupés de la région. Le niveau de diplôme est plus faible dans les métiers quasi exclusivement masculins. À l’inverse, les métiers où la part des femmes est plus importante sont généralement plus qualifiés et requièrent des diplômes de l’enseignement supérieur.
Les emplois de l’économie verte se féminisent (+ 4 points en 10 ans), en particulier dans les métiers les plus qualifiés, notamment chez les ingénieurs et cadres de la production et de la distribution d’énergie et d’eau.

Source INSEE Laurent Frénois