Au pays de Jaurès, à la rencontre des gilets jaunes

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Photo © Georges Victor

Richard Amalvy a douté des intentions de la majorité des gilets jaunes craignant, entre autre, une manipulation des partis extrêmes. Souhaitant comprendre leurs motivations, il a rencontré certains d’entre eux au rond-point de l’Hermet, au pays de Jaurès près d’Albi. Récit.

Quand le mouvement des gilets jaunes a pris de l’ampleur, j’étais à Paris, et j’ai observé sa progression par le prisme inévitable des médias. Je n’ai pas aimé ce que j’ai vu et je m’en suis tenu aux excès qui étaient montrés : de la violence verbale, parfois raciste et homophobe, et beaucoup de violence physique. Je ne comprends toujours pas cet appétit pour les thèses complotistes et la crédulité envers les fake news (fausses nouvelles). Un problème d’éducation ai-je pensé. J’ai trouvé les revendications imprécises, mal informées, excessives. Sur les réseaux sociaux, je me suis donc aventuré à des commentaires moqueurs contre des propos poujadistes et des attitudes de beaufs.

Des amis vivant en province et en contact avec des gilets jaunes m’ont rapidement alerté sur le manque de discernement qui pouvait être le mien, du a une déconnexion d’avec la réalité vécue par une partie du peuple.

Sortir de la bulle médiatique et de l’entre soi

Le plus grave fut d’être sourd au cri du peuple, « ceux sur qui s’exerce le pouvoir » dit Michel Onfray. J’en ai honte, car on ne peut pas promouvoir la fraternité républicaine avec justesse si l’on refuse d’entendre ce cri, et mieux encore, de l’écouter pour le comprendre.

Pour ce faire, il fallait sortir de la bulle médiatique, télévisuelle et digitale, pour aller aux contacts de ceux qui revendiquent ce besoin de fraternité et cette nécessité de solidarité dont ils se sentent exclus.

Il fallait aussi sortir de l’entre soi confortable que mes amis de province qualifient de « bobo », où les soucis se résument à des discordes intellectuelles et à des dates à trouver pour organiser un dîner. Je caricature à peine. Un des charmes de cet entre soi, c’est le cosmopolitisme, cette vie métropolitaine et internationale où l’on comprend et fait vibrer l’impératif du vivre ensemble interculturel que l’on anime sincèrement. Une de mes passions. Dans ce monde, les gilets jaunes sont des cas d’école pour la sociologie. Ils ne passent pas par les aéroports et par les gares TGV, ou alors de manière invisible pour faire leur travail.

Grâce à deux amis albigeois, Jean-Philippe et Marc, j’ai pu passer une heure, insuffisante sans doute, avec les gilets jaunes du rond point de l’Hermet, à Lescure, près d’Albi lundi soir. J’ai été accueilli par John, un conducteur d’engin trentenaire, père de famille, qui a guidé ma visite. J’ai été impressionné par sa détermination, calme, son regard, juste, son ton grave quand il parle du mépris et du déclassement qu’il ressent. Albi, cette terre où j’ai tenté de me faire élire député en 2012, a dans sa mémoire les luttes des mineurs et des verriers, il y a plus d’un siècle.

Sur le terre-plein de l’Hermet, un bric-à-brac de palettes, de bâches, qui ressemblent à des baraquements de zadistes. Sous une grande tente, des frigos qui contiennent de quoi alimenter les révoltés. Des dons de gens qui s’arrêtent pour amener des victuailles, m’a expliqué John : « nous donnons le surplus à des SDF. Et s’il nous reste de l’argent nous le donnerons aux restos du cœur ». Sur une grande table à tréteaux, des sacs de pain, sur une autre, un stock de bouteilles vides de soda qui attendent de partir au recyclage. Et partout, des feux à même le sol ou sur des braséros pour se réchauffer. « Ça se passe bien, on s’autogère, notamment pour le nettoyage du site », m’a dit mon guide en complétant : « ici, il n’y a pas de chefs, pas de meneurs, c’est pacifique ». Sur une boucle de leur gilet, un crêpe noir en signe de deuil pour se souvenir des deux morts du 17 novembre.

Photo © Georges Victor

La prise de conscience et les mots pour le dire

Avant d’arriver, j’ai pensé à Jean Jaurès, ce bourgeois lettré qui a expliqué qu’« il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience ». La discussion avec les gilets jaunes d’Albi a confirmé leur sentiment d’être déclassés, méprisés, relégués, moqués. Et c’est en formant une communauté dont on ne sait pas aujourd’hui si elle perdurera, que ces femmes et ces hommes sont en train de forger la conscience qui les porte à exiger l’impossible apparent : être à la table de discussion avec les représentants de l’État, sans passer par les partis politiques, ni par les syndicats, ni par les élus locaux et nationaux, ces corps intermédiaires dont ils pensent être également exclus. Ils ne croient plus au pouvoir de représentation qui en découle. Ils ont eu raison : le Premier ministre va recevoir leurs porte-parole. Ici, à part le préfet et le commissaire de police, rencontrés pour des questions d’ordre public, ils n’ont vu personne, pas même les parlementaires En Marche (1). Ces derniers vont devoir faire un effort s’ils ne veulent pas finir dans le goudron avec des plumes, car ces femmes et ces hommes qui manifestent sont partis à la reconquête de leur citoyenneté, certains reconnaissant qu’il y a bien longtemps qu’ils ont rejoint le camp des abstentionnistes ou du vote blanc.

Ils n’ont pas toujours « les mots pour le dire », nous l’avons constaté à l’écoute de certains de leur porte-parole dans les médias. Et comme souvent, les mots qui manquent sont remplacés par des gestes d’impatience par nécessité de se faire entendre : une expression violente. « Dimanche soir, des gilets jaunes en colère voulaient tout casser. Nous les avons expulsés », m’a dit John, qui comprend que la violence n’est pas la meilleure des expressions pour l’image du mouvement.

L’impératif de la consommation, l’impôt et le pouvoir d’achat

Avec Albert Camus, j’ai appris que la révolte naît du spectacle de l’oppression dont un autre est victime.

Cette oppression quelle est-elle ? Il faut la définir : une servitude librement consentie à la consommation qui a bousculé les liens sociaux et les références culturelles. Ce n’est pas nouveau, Ferrat le chantait dans La Montagne, en 1964, l’année de ma naissance. L’arrivée des fêtes de fin d’année annonce les difficultés à acheter quand tout autour de soi y pousse. Les gilets jaunes que j’ai rencontrés ne sont pas dupes de cette situation qui accroît leur prise de conscience d’être considérés comme des rebus en ce qui concerne les plus pauvres (souvent maintenus par les aides sociales) ; et pour des vaches à lait pour ceux qui peuvent à peine consommer une fois qu’ils ont payé la gabelle, la dîme et l’octroi. L’expression magique est « pouvoir d’achat ». Un ami me dit : « En début de mois, il reste 110 euros à ma belle-mère retraitée, veuve de policier, une fois qu’elle a réglé toutes ses charges ». John confirme : « Les remises et les offres commerciales ne nous concernent pas, nous n’avons pas d’argent pour consommer ».

Cette jacquerie, déclenchée par l’augmentation des prix du carburant, est une crise du consentement à l’impôt alors que 50% des ménages français ne sont pas assujettis à celui qui frappe le revenu. Mais la TVA, cette taxe égalitaire (comme les autres taxes sur les carburants), est vécue comme inéquitable en ce qu’elle charge beaucoup plus les petits revenus que les grands. Toujours la même question, celle du pouvoir d’achat : « On est tous dans la même merde », constate John qui commente la disparition de la classe moyenne « inférieure ».

Le principe redistributif de l’impôt n’est plus compris. Ces français qui contestent aux carrefours ne voient plus en quoi les recettes fiscales leurs sont quotidiennement utiles : système de santé, système scolaire, maintien des infrastructures et des routes. Le devenu fameux « que faîtes-vous de notre pognon ? » de Jacline Mouraud, l’égérie bretonne de la révolte, fait accroire que cet argent ne passe que dans le train de vie de l’État et du Parlement. John commente : « où va l’argent de l’État ? Nous n’avons pas le sentiment que cette redistribution est réelle ». Il cite un exemple qui fait bouillir les plus modestes : le renouvellement récent de la vaisselle de l’Élysée. Une commande à la manufacture de Sèvres qui est inscrit dans le budget du ministère de la Culture. Une dépense courante qui fait travailler des ouvriers d’art et qui aide à maintenir un savoir faire français. Mais comment peut-on l’accepter quand on va chercher sa vaisselle chez Emmaüs ?

La souffrance du pays réel

Ma révolte est que je sais, depuis longtemps, que la dérive institutionnelle qui est la nôtre ne nous permet pas de résoudre les problèmes quotidiens des plus fragiles : un effacement du lien communal (le plus immédiat) par un empilement de strates politiques et administratives confuses et coûteuses, un excès de normes qui ne permet plus de savoir ce que dit la loi, un train de vie de l’État qui apparaît superflu quand d’autres démocraties européennes ont imposé la sobriété. Et puis, toutes ces promesses de réformes, non abouties, freinés par les revendications catégorielles, bloquées par des syndicats aujourd’hui rejetés par les gilets jaunes, amenuisées par la couardise et les atermoiements de certains responsables politiques et la dénonciation de ceux qui restent « droits dans leurs bottes » (bien souvent courageux). Ces jours-ci dans les médias, Philippe Martinez, le leader de la CGT, a tenté une récupération du mouvement alors qu’il est disqualifié par le faible taux de syndicalisation des français. Alors que tout tangue, il ne se sent pas responsable. La CGT a 120 ans, une institution donc.

Au déclassement des personnes correspond un déclassement des territoires dont certains sont perdus, et d’autres oubliés. Dans les territoires perdus, ceux où l’intégration des populations migrantes a échouée depuis plus de quarante ans, des sommes considérables sont englouties pour tenter une intégration difficile, plus qu’urgente mais toujours hypothétique, et les citoyens des territoires oubliés ont le sentiment effroyable que cet argent leur manque. Quand ils l’expriment avec leurs mots, on a l’impression qu’ils sont racistes. Quand ils l’expriment avec leur vote, c’est parfois au Front national qu’ils le donnent. À Carmaux, par exemple, ils ne croient plus au socialisme de leurs pères qui, depuis les années 80, a oublié le peuple réel en rêvant d’un peuple idéal. Ainsi, la France des petites villes et des villages est en souffrance, et son accablement augmente autant que les taxes et les prix des besoins primaires : l’alimentation, le gaz, le pétrole, l’électricité. Si les gilets jaunes ont conscience que l’écologie est un enjeu vital, il n’accepte pas cette transition incomprise qui promet un mieux être qui ne sera pas immédiat.

C’est le pays réel qui souffre, et ses réalités sont invisibles à celui qui ne se compromet pas avec lui. Tant pis si l’expression « pays réel » a été promue par Charles Maurras, elle a été reprise récemment par d’autres, communistes, socialistes, centristes. Ma révolte est aussi intellectuelle et culturelle. Pour expliquer les choses, il faut définitivement abandonner les euphémismes du politiquement correct, et le langage intellectuel et technocratique qui les fabrique. S’il manque « les mots pour le dire » aux gilets jaunes, les responsables politiques n’ont pas toujours les mots justes pour désigner les maux à soulager. Les psys savent que l’on ne peut apaiser que ce que l’on nomme. Il faut donc poser les problèmes.

La récupération et les absents

À Montauban et à Toulouse, on a vu des leaders auto-proclamés des gilets jaunes téléguidés par les partis de la droite extrême. Dans la manifestation sur les Champs-Élysées, on comprend que les jeunes identitaires se sont mêlés aux blackblocks gauchistes pour tout casser. Beaucoup de gilets jaunes sont intoxiqués par la propagande d’extrême droite, irresponsable, qui se diffusent sur les réseaux sociaux. Mélenchon n’est pas en reste pour tenter la récup et Ruffin est fidèle à lui-même, constant, dans sa dénonciation des inégalités.

Ailleurs, nous comptons les absents : le showbiz, les enfoirés. Des artistes populaires, méprisé comme Patrick Sébastien, moqué comme Franck Dubosc, statufié comme Pierre Perret, font leur apparition. Nous cherchons les grandes ONG sociales, nous n’entendons pas les églises (2) dans leurs paroles officielles. Mépris ou déconnexion ?

Parmi les absents, les habitants des territoires perdus que nous avons évoqués plus haut. Une autre France, prises par ses propres problèmes de banlieue. Nous devons observer ces mondes à part qui ne se parlent pas, populaires mais trop éloignés culturellement. Christophe Guilluy, qui s’intéresse à la géographie sociale, a montré comment ces territoires se décomposent, se fracturent, et le géographe invite ces jours-ci à « ne pas disqualifier la France populaire ».

Les revendications et l’organisation des gilets jaunes

Protestant essentiellement contre les effets de la consommation sur les taxes à payer, les gilets jaunes ont des exigences multiples à force de refaire le monde sur leurs barrages. À Lescure, comme partout ailleurs, il commencent à les énoncer de manière unitaire. Un inventaire où se mêlent des réformes institutionnelles, des mesures sur l’emploi, les entreprises et les comptes publics, des mesures pour lutter contre la précarité, des idées concernant l’éducation et la santé. De vrais cahiers de doléances qui montrent que l’information, très souvent, ne parvient pas jusqu’à eux et que les lieux où ces sujets se débattent leurs sont inconnus ou abstraits, comme les comités économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER). L’un des effets de l’émergence des gilets jaunes est la confirmation de l’étiolement des corps intermédiaires et de la défiance populaire qui augmente à leur encontre. Le pêle-mêle de revendications montre la déconnexion entre ces corps intermédiaires et le peuple.

Alors, intuitivement, les gilets jaunes ont initié ce mouvement populaire pour répondre aux intentions présidentielles, par le même moyen que ce dernier a utilisé pour accéder au pouvoir : les réseaux sociaux.

Mais pour parvenir à dialoguer directement avec le Chef de l’État et avec le Gouvernement, ils vont devoir combiner la structure virtuelle qui les a fait légitimement émerger avec une structure corps intermédiaire qui leur permettra de sortir de leur état de consommateurs taxés pour redevenir des citoyens. C’est le grand paradoxe de ce mouvement de réappropriation démocratique et c’est la limite de ceux qui comme à l’Hermet, manifestent.

Discussion avec les gilets jaunes de L’Hermet et (à gauche) un délégué de l’Aveyron (blocage du pont de Millau). Photo Marc Lubrano

Le discours du  Président, la responsabilité des représentants politiques et syndicaux

Face à eux une seule personne, le Président de la République, désigné comme l’incarnation du problème, vu comme distant, arrogant, parfois provocateur (« Venez me chercher »). Il reçoit en retour le mépris de classe qu’il génère. Après avoir fait exploser la vie politique française en digitalisant sa campagne électorale, Emmanuel Macron a réduit les corps intermédiaires que sont les partis politiques traditionnels. Depuis, il tente de convaincre qu’un nouveau business model est possible pour réinventer la nation. Mais cette start-up nation, agile, dont il rêve, ne peut fonctionner sans avoir préalablement transformer les mentalités et les modes de fonctionnement anciens, notamment ceux des corps intermédiaires qui, dans ce modèle, doivent eux aussi s’adapter, ou disparaitre.

« Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple avec ses dirigeants » a-t-il déclaré récemment. Que font les parlementaires en marche pour l’aider dans sa tâche ? Il est urgent pour le parti du président de jouer son rôle de médiation. Pour cela, il faut qu’il soit organisé territorialement.

Pour le moment, quelle que soient les mesures annoncées, le Président n‘a aucune chance de convaincre. Il ne peut pas être entendu par des gens qui ne veulent pas ou ne peuvent pas l’écouter : les gilets jaunes et son opposition. Cette dernière est amnésique quand elle a gouverné. La concertation annoncée, qui durera trois mois dans le cadre du plan climat doit s’étendre à tous les territoires. Un des enjeux sera de combiner les exigences du pays réel avec la solidarité qui nous lie aux autres nations (notamment européennes) et les responsabilités d’un pays leader au plan mondial. Il faut aussi parvenir à assurer le court terme des plus déclassés (assurer la fin du mois) tout en développant une vision d’avenir pour l’humanité (conjurer la fin du monde). Le discours et la méthode d’Emmanuel Macron et d’Édouard Philippe sont pourtant clairs sur tout cela.

Les territoires perdus et les territoires oubliés doivent être associés au débat sur la transition écologique.  Comme le dit le pape François, c’est d’une « écologie humaine » dont on a besoin. Pour toutes transformations, la première phase du changement, la sensibilisation, doit être effective pour s’assurer que la vision et la méthode sont comprise et acceptées, avant d’engager les processus de changement avec tous ceux qui doivent s’adapter. C’est une question d’inertie : elle est dramatique au regard de tous les blocages que ce pays fabrique.

Tout en étant une nation, la France est une république dont la constitution dit très à propos qu’elle est « sociale ». Si elle doit devenir une entreprise où chacun a sa place, il faut se souvenir que ses actionnaires sont ceux qui la nourrissent d’impôts pour en percevoir les dividendes sociaux. Mais tout d’abord : est-ce la nation dont rêve les français, ce « peuple de gaulois » (et ceux qui ne le sont pas).

Nous ne pouvons pas continuer à cacher la misère et à lui faire croire qu’elle ne s’en sort pas, uniquement par sa faute. Un de mes arrières grands-pères, boulanger anarcho-syndicaliste espagnol, disait que « donner des miettes à un pauvre, c’est insulter la pauvreté ». Il n’y aurait rien de pire aujourd’hui que de donner l’impression qu’à la table de la République, ce sont les miettes qui sont réservées à ceux qui se sentent déclassés.

Face à un océan d’incertitudes culturelles, sociales, sociétales et fiscales, que le Président et le Premier ministre doivent apaiser, les gilets jaunes deviennent des gilets de sauvetages pour tous ceux qui doutent de leur avenir dès le 15 du mois.

Trois mois pour avancer et pour se mettre d’accord. Est-ce possible ?

Tous ceux qui ont la capacité à dialoguer et la volonté de comprendre doivent dépasser leurs convictions originelles pour s’en forger de nouvelles, si nécessaire, notamment au niveau régional (3). En ce qui concerne le personnel politique, il s’agit d’oublier les motivations électorales pour trouver des motivations républicaines qui consiste à changer pour le meilleur. À moins qu’ils veuillent continuer d’insulter la pauvreté.

À cause de dissensions avec ses camarades, John a quitté le rond-point de l’Hermet mercredi. Lundi il me disait : « J’ai retrouvé une solidarité que je croyais oubliée. Nous avons retrouvé une humanité ». Une exigence pour tous, mais difficile à mettre en œuvre même dans la contestation.

Richard Amalvy

Lire aussi : « Gilets jaunes », start-up nation et corps intermédiaires, un article de Richard Amalvy paru dans Les Échos du 26 novembre 2018.

(1) Entre la rédaction et la publication de cet article, nous notons, la réunion de concertation tenue par le député LREM Jean Terlier à Castres avec des représentants des gilets jaunes et la prise en compte du problème par le sénateur LREM Philippe Bonnecarrère dans sa newsletter livrée ce matin et la diffusion d’un questionnaire visant à renforcer sa compréhension du  mouvement.
(2) Lire cependant la prise de position du Secours catholique, publié sur le site du diocèse d’Albi.
(3) Lire la tribune de l’écrivain Alexandre Jardin, paru dans le Midi Libre, le 25 novembre 2018.