Guillaume Arcèse : le marcheur à l’arrêt qui ne recule devant rien

Guillaume Arcèse à Saint-Étienne, animant un atelier sur la réforme des retraites avec le député LREM Jean-Michel Mis, dont il a été le collaborateur parlementaire.

Venant de Saint-Étienne où il exerçait précédemment, Guillaume Arcèse a pris ses fonctions comme médecin gériatre à l’hôpital de Castres-Mazamet, début juin 2019. C’est la raison pour laquelle, cinq mois après son installation, en novembre 2019, il se déclarait comme tête de liste aux élections municipales à Castres.

Voici le résumé du coup de foudre électoral de celui qui a décidé d’en découdre avec le maire de Castres, devenu en quelques mois son meilleur adversaire, après le maire de Saint Étienne, Gaël Perdriau (LR).

Les génies en politique sont rares, et j’entends des louanges sur les capacités exceptionnelles de ce jeune homme, 33 ans. Il verrait ce que nous ne voyons pas et aurait un charisme impressionnant. C’est le docteur Miracle. Mais ceux qui connaissent le répertoire de l’art lyrique français savent qu’il y a deux docteurs Miracle : celui de Georges Bizet et celui de Charles Lecocq. Il y a donc deux Guillaume Arcèse. Celui qui était toujours en marche à Saint-Étienne au printemps, et celui qui est dans la course électorale à Castres depuis l’automne.

Animateur du mouvement présidentiel dans le département de la Loire jusqu’en mai 2019, et collaborateur du député LREM (ancien PS) Jean-Michel Mis, c’est à ce titre, par exemple, qu’il a conduit un atelier sur la réforme des retraites, comme le montre la photo que nous publions et l’article sous ce lien qui relate l’événement. La recette étant bonne, c’est par le biais d’ateliers divers qu’il anime la campagne des municipales à Castres, dans les cafés et dans un vieux tube Citroën. Sur la forme, il a raison, il peut toujours en sortir quelque chose de bon si la méthode est honnête.

Ce marcheur à l’arrêt ne recule devant rien, même sur le fait de cacher à Castres son affiliation LREM. Ce n’est pourtant pas infamant.

Récemment, je n’ai pas aimé qu’il s’en prenne aux conversations privées qu’un élu, Xavier Bories, entretient sur son profil personnel sur Facebook. Sur ce terroir hérétique l’excès de puritanisme est suspect, car nous savons qu’à la fin Tartuffe ressemble à ce qu’il est. Ce sujet a nourri un de nos échanges sur Twitter fin janvier.

Audacieux, il a derrière lui des amis que j’apprécie beaucoup, et qui ne seront pas heureux de lire ce que j’écris là. Ces derniers savent que j’aurais préféré une négociation raisonnable avec Pascal Bugis. J’ai eu l’occasion d’en discuter séparément avec le député Jean Terlier et avec le maire de Castres. Il était trop tard. Car en plus, l’inégalable Philippe Folliot est aussi dans le coup.

Puis-je me tromper sur la démarche de Guillaume Arcèse ? Tout n’est pas à jeter dans les 81 idées qui forment son projet, et son échec serait une forme de gâchis pour ceux qui les ont conçues. Cela renforce mon regret qu’une entente électorale n’ait pas été possible.

Mais une municipalité ne vit pas que d’idées, elle est surtout une alchimie dont la matière est humaine.

Richard Amalvy

NDLR : Il semble que la présence permanente du docteur Arcèse soit plus que nécessaire au service gériatrie du centre hospitalier qui l’emploie, où l’on se plaint de son manque de considération pour le personnel qui vit en tension permanente, comme dans les tous les hôpitaux de France.