La Société culturelle du Pays Castrais vient d’éditer deux cahiers historiques

En cette période de pandémie, les membres de la Société culturelle du Pays Castrais ont continué à travailler. Après « Notre-Dame de la Platé – L’église de Castres« , l’association vient d’éditer deux cahiers de grand intérêt.

La grippe espagnole en Pays Tarnais, par André Minet : un petit ouvrage qui permet de faire une utile comparaison entre la pandémie de 1918-1919 et celle que nous connaissons actuellement. Avec notamment la situation à Castres à cette époque.

« En Pays Tarnais, la grippe espagnole sévit en trois vagues de mai 1918 à avril 1919. Introduite chez les mineurs de Carmaux par des ouvriers catalans, elle se répand par le moyen du chemin de fer. Elle terrasse surtout les citadins : hommes de vingt à quarante ans, vieillards et personnel de santé.

Mais cette rude pandémie ne suscite ni effroi, ni violences, ni fuite, comme au temps des grandes pestes. Les Tarnais ne s’en émeuvent qu’un temps. Car ses effets meurtriers sont vite occultés dans les esprits par la lourdeur des pertes militaires de la Grande Guerre. Ils le sont aussi par la liesse collective que soulève la victoire de novembre 1918. »

Cahier n° 48 de la Société culturelle du Pays Castrais de 44 pages au prix de 8 €

Histoire religieuse de Castres pendant la Révolution française, de Jean-Jacques Pujol : écrit à chaud, le témoignage inédit d’un avocat castrais, frère du médecin Alexis Pujol, sur les événements, religieux ou pas, qui ont secoué la ville et le Pays Castrais entre 1789 et 1805. Avec des notices biographiques sur les acteurs de l’époque. Passionnant !

« Attiré à Castres, comme son frère le médecin Alexis Pujol, par l’évêque Jean-Sébastien de Barral, Jean-Jacques Pujol s’y implante définitivement par son mariage en 1768 avec la fille d’un marchand local. Désormais bien assis au sein de la bourgeoisie de la ville, il y exerce avec discrétion sa profession d’avocat. Magloire Nayral le décrit comme un homme d’une piété sincère, d’une charité exempte d’ostentation, (…), de mœurs simples et douces et d’une fortune qui lui permet de suivre les belles impulsions de son âme… Anacharsis Combes note sa faculté à redoubler constamment d’efforts, en ne désespérant jamais des grandes entreprises de la charité chrétienne

Lorsque débute la Révolution, cet homme plutôt conservateur et au catholicisme bien ancré l’accueille avec méfiance avant de manifester dès 1790, après l’adoption de la constitution civile du clergé, son opposition aux mesures prises. Détenu lors de la Terreur, il cherche ensuite à agir au plus près du terrain pour sauvegarder la foi de ses ancêtres, malgré les attaques subies et les dissensions intervenues dans son propre camp. Tout au long de cette période troublée, il est un observateur attentif des événements qui secouent la ville de Castres et son ancien diocèse, au plan religieux ou autre. La relation qu’il en a faite, écrite à chaud, presque au jour le jour, et exempte de passion, constitue un remarquable témoignage du vécu de cet homme et apporte un éclairage nouveau sur la vie castraise à cette période. Elle complète heureusement l’Histoire de la ville de Castres et de ses environs pendant la Révolution française d’Anacharsis Combes.

Déposé sous une forme manuscrite dans le fonds de la Médiathèque de Castres après un parcours complexe, le texte de Jean-Jacques Pujol est désormais mis à la disposition du public grâce à cette édition présentée et commentée, complétée par une notice biographique des nombreux personnages cités, qui constituera un outil de travail pour les historiens de la période et les généalogistes locaux. »

Cahier n° 49 de la Société culturelle du Pays Castrais de 174 pages au prix de 15 €

Ces deux ouvrages sont en vente chez le secrétaire de l’association, M. Didier Serres, magasin À la ville du Puy, 5 rue de l’Hôtel-de-Ville ou expédiés par voie postale (renseignements : scpc@sfr.fr).