Société culturelle du Pays Castrais : les conférences sont de retour des conférences

Créée il y a plus de 60 ans, la Société culturelle du Pays Castrais occupe une place à part dans le paysage associatif local

Depuis mars 2020, date de promulgation des premières mesures de confinement pour lutter contre l’épidémie de Covid 19, la Société culturelle du Pays Castrais n’a pu donner que trois conférences, en septembre-octobre 2020. Elle n’est pas pour autant restée inactive. Pour assurer un contact avec ses 200 familles membres, elle a procédé à l’envoi d’un Billet mensuel plus abondant relatant des faits inédits ou peu connus sur l’histoire de Castres et de ses habitants. Elle a édité plusieurs ouvrages importants : un cahier d’André Minet sur la grippe espagnole de 1918, si semblable dans son déroulement à la pandémie actuelle ; une étude fouillée d’Aimé Balssa sur l’église Notre-Dame de la Platé, bien venue au moment de la réouverture de l’édifice ; une remarquable relation sur les événements de la Révolution française, écrite à chaud par l’avocat Jean-Jacques Pujol et oubliée dans le fond des manuscrits de la Médiathèque. Ces ouvrages, qui, dans cette période troublée n’ont pas connu le succès espéré, sont toujours en vente chez Didier Serres (5, rue de l’Hôtel-de-Ville) ou lors des prochaines conférences.

À partir d’octobre, l’association reprend le cycle normal de ses conférences, à raison de deux par mois toutes à 17 heures 30 (pass sanitaire et masques obligatoire). Le lundi 4 octobre à la maison des Associations, elle accueillera Jean Faury, bien connu à Castres, qui traitera de la vie politique dans la ville à la Belle Époque (entre 1870 et 1914) ; le mardi 12 octobre à l’auditorium de la Médiathèque, Marc Martin, auteur d’une remarquable biographie, traitera du parcours sans faille pendant les campagnes napoléoniennes, de Castres à Waterloo, du médecin castrais Maxence Audouard.

La Société culturelle a enfin contribué au financement de plusieurs restaurations de tableaux à Castres (Saint-Benoît, musée Goya) ou Saïx. Enfin, profitant de la période de confinement, les auteurs de l’association ont réalisé plusieurs études consacrées à des commune voisines (Jonquières, Vielmur) ou la ville elle-même (monuments et paroisses rurales castraises) qui paraîtront au cours des prochains mois.

L’association espère que les Castrais seront nombreux à participer à ses travaux et à soutenir ses initiatives après cette période troublée. Elle les engage dès maintenant à lui apporter leur adhésion pour 2022, au prix modique de 16 €.

  • Lundi 4 octobre à 17h 30 – Maison des Associations

Jean Faury : La vie politique à Castres à la Belle Epoque (des années 1890 à 1914)

La « Belle Époque » fut-elle belle aussi en matière politique ? Pour répondre à la question, on peut prendre l’exemple de Castres. La participation électorale y était-elle élevée ? Quel était le niveau des débats et quel rôle y tenaient les médias ? La violence était-elle maîtrisée ? Comment se situaient les divers milieux sociaux ? Le militantisme était-il important ? Chacun pourra faire les comparaisons avec notre époque, constater les différences (évidentes) mais peut-être aussi certaines similitudes…

Ancien professeur d’histoire en classes préparatoires à l’école des Chartes (Lycée P. de Fermat, Toulouse), docteur en histoire (Cléricalisme et anticléricalisme dans le Tarn, 1848-1900), Jean Faury est un spécialiste de l’histoire des XIXème et XXème siècles et de Jean Jaurès. Il est membre actif de la Société culturelle.

  • Mardi 12 octobre à 17h 30 – Auditorium de la Médiathèque

Marc Martin : Le médecin des armées Maxence Audouard et les campagnes napoléoniennes. Un parcours sans faille de Castres à Waterloo (1805-1815)

Issu d’une famille d’apothicaires castrais, ancien élève du collège de Castres, Maxence Audouard (1776-1856) s’engage en 1793 dans l’armée révolutionnaire comme pharmacien, puis fait des études de médecine à Montpellier. Reçu docteur en 1801, il reprend du service dès 1805 dans le corps de santé de la Grande Armée et suit les pérégrinations des troupes de l’Empereur jusqu’à Waterloo.

Confronté aux épidémies et à l’insalubrité des hôpitaux, le médecin nous révèle, au fil des campagnes militaires auxquelles il participe, la face sombre de l’épopée napoléonienne.

Lointain descendant de la famille Audouard et ayant accès à de nombreuses archives familiales, Marc Martin, chirurgien dentiste, est l’auteur d’un remarquable ouvrage sur Maxence Audouard.

Pour ces deux conférences, le port du masque et la présentation dès l’entrée du pass sanitaire seront obligatoires.

Publications

La Société culturelle vous rappelle ses dernières publications :

  • Notre-Dame de la Platé – L’église de Castres, d’Aimé Balssa : à lire absolument pour comprendre cette église fermée depuis 25 ans et désormais en voie de réouverture.
  • La grippe espagnole en Pays Tarnais, par André Minet : l’histoire d’une autre pandémie, très semblable à l’actuelle et sans doute plus meurtrière. À méditer !
  • Histoire religieuse de Castres pendant la Révolution française, de J.-J. Pujol : un inédit écrit à chaud, au jour le jour, par un catholique militant et portant sur l’ensemble de la période. Pas forcément objectif mais passionnant ! En tout cas, une relation précise de tous les événements intervenus à Castres et dans son diocèse au cours de cette période.

N’hésitez pas à les acquérir lors des conférences ou chez Didier Serres (5, rue de l’Hôtel-de-Ville).