Des dizaines de tombes vandalisées au cimetière Saint-Roch de Castres

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215 tombes du cimetière Saint-Roch à Castres ont été vandalisées ce mercredi en début d’après-midi. De source policière, «des croix ont été arrachées, des stèles et statues cassées, des plaques et crucifix brisés mais aucune inscription et aucun tag, ni revendication» n’ont été trouvés dans le cimetière.

« Ce saccage est intolérable. Cette atteinte à la mémoire des morts est terrible», a regretté le maire de Castres Pascal Bugis, qui était accompagné dans l’après-midi du Préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme, et du Sous-préfet, Jean-Yves Chiaro.

Dès mercredi soir, un communiqué de l’Élysée indiquait par ailleurs que « tout serait mis en œuvre pour que les auteurs soient rapidement identifiés et punis ».

Ces dégradations ont été constatées vers 14 heures lorsque les gardiens ont repris leur travail.

« Quels que soient les cimetières, les religions, les croyances, ces actes sont intolérables et stupides » réagissait un habitant devant les grilles du cimetière, fermées pour les besoins de l’enquête. « Quand on touche à des sépultures, c’est odieux, c’est écoeurant. On n’a pas le droit à s’en prendre à des morts » poursuivait un autre habitant.

Le Ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avant d’assister aux obsèques du jeune policier de 37 ans originaire de Lempaut, Benoît Vautrin, tué par un chauffard vendredi dernier à Decazeville (12), s’est rendu en début d’après-midi au cimetière Saint-Roch. 

«La démocratie nécessite un profond respect des croyances et des opinions», a souligné Bernard Cazeneuve tout en rappelant que cet acte n’était «pas seulement une insulte pour les morts», mais «aussi une agression à l’encontre des familles et des vivants».

Le ministre indiquait également qu’une personne, un jeune homme de 21 ans, avait été interpellée et placée en garde à vue au Commissariat de Castres. Peu après, on apprenait qu’en raison de son état psychologique et délirant, le suspect avait été hospitalisé d’office (Parquet).

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Apprenant cette dégradation de plusieurs tombes au cimetière de Castres, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, avait réagi : «L’enquête devra déterminer les motivations, l’origine et les auteurs de ces actes inqualifiables. Ils doivent être condamnés et sanctionnés avec vigueur. Mes pensées vont aux familles choquées par ces actes ».

Réaction de Monseigneur Jean Legrez, Archevêque d’Albi : « Informé par le Père Philippe Basquin, curé de la paroisse catholique de Castres, des actes de vandalisme survenus mercredi 15 avril au cimetière Saint-Roch, où 83 tombes ont été saccagées, et où des symboles de la foi chrétienne ont été détruits, je tiens à faire part à tous les Tarnais de ma stupéfaction et de mon indignation.
Sans attendre que l’enquête de police apporte la lumière sur ces faits, je m’associe aux autorités civiles qui, de manière unanime, ont condamné ces agissements.
J’assure de ma profonde sympathie toutes les familles blessées et prie à leur intention afin qu’elles puissent retrouver la paix et que personne ne se laisse entraîner dans l’engrenage de la violence. »

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