Accord de licence et de commercialisation entre Pierre Fabre et ValenzaBio sur un anticorps

La société biopharmaceutique américaine ValenzaBio et le groupe pharmaceutique français Pierre Fabre ont annoncé la signature d’un accord de licence sur un anticorps antagoniste du récepteur du facteur de croissance de type 1 apparenté à l’insuline (IGF-1R), pour le traitement de l’orbitopathie dysthyroïdienne (TED), une maladie endocrinienne pour laquelle il n’existe actuellement pas de traitement spécifique.

ValenzaBio a reçu de Pierre Fabre les droits mondiaux et exclusifs pour développer et commercialiser, en dehors de l’oncologie, l’anticorps anti-IGF-1R, découvert par Pierre Fabre dans son Centre d’immunologie situé à Saint-Julien-en-Genevois (France), dans le but de traiter les patients souffrant de TED. D’autres indications de maladies rares pourraient également être développées par ValenzaBio. En parallèle, Pierre Fabre poursuit le développement de son programme ADC anti-IGF-1R (W0101) en oncologie.

«L’expertise de Pierre Fabre sur les anticorps monoclonaux et sur la biologie de l’IGF-1 nous a conduit à développer un composé avec une affinité de liaison picomolaire et des propriétés d’internalisation uniques. Sur la base de ces propriétés, cet anticorps monoclonal a le potentiel d’être le meilleur produit de sa catégorie pour le traitement de la TED. ValenzaBio a démontré sa capacité à appliquer des stratégies cliniques et réglementaires avancées pour repositionner des médicaments oncologiques dans des maladies auto-immunes et inflammatoires. Nous sommes ravis de collaborer avec l’équipe de ValenzaBio pour proposer cet anticorps aux patients atteints de maladies auto-immunes, en commençant par la TED» a déclaré Nathalie Corvaïa, directrice de la recherche en immuno-oncologie chez Pierre Fabre.

La TED est une maladie auto-immune invalidante associée à une inflammation orbitaire de l’œil et à un remodelage tissulaire pouvant entraîner une exophtalmie importante, voire une perte de vision. Les stéroïdes constituent actuellement le traitement de première intention mais présentent des inconvénients compliquant le parcours de soin du patient (manque d’efficacité à long terme, schéma d’administration complexe, augmentation des comorbidités).

Les données actuellement disponibles montrent que l’IGF-1R est une cible d’intérêt éprouvée présentant une valeur ajoutée pour les patients.

Selon les termes de l’accord de licence et de commercialisation, Pierre Fabre recevra un paiement initial à la signature, ainsi que des paiements supplémentaires d’étape de développement et de vente, puis des redevances sur les futures ventes de ValenzaBio. Par ailleurs, Pierre Fabre prendra une participation au capital de ValenzaBio.

Dans le cadre du partenariat envisagé, Pierre Fabre aura la possibilité de réclamer des droits sur des territoires hors Amérique du Nord une fois la preuve de concept réalisée dans l’indication TED. Pierre Fabre en contrepartie paierait alors des redevances à ValenzaBio sur les ventes dans ces territoires.

Patrick J. Crutcher, président et directeur général de ValenzaBio, a déclaré : « Le groupe Pierre Fabre est réputé dans le monde entier pour ses produits d’exception et pour sa mission de santé. Pierre Fabre est également un leader dans son approche impliquant les patients, aux côtés des professionnels de santé, pour s’assurer que ces patients jouent un rôle plus actif dans le traitement de leurs maladies. Cette approche centrée sur le patient est également fondamentale dans la mission de ValenzaBio. Ensemble, nous sommes convaincus que nous pouvons développer des traitements innovants pour la communauté des patients atteints de TED ».

«Nous sommes ravis de mettre cet anticorps monoclonal, développé sous le nom de code VB421 par ValenzaBio, et issu de notre recherche en oncologie, à la disposition de ValenzaBio et de contribuer ainsi à la recherche d’une solution thérapeutique innovante et efficace pour les patients. Cet accord est un autre exemple de notre stratégie de partenariat avec les acteurs du secteur des biotechnologies aux stades précliniques, cliniques ou de commercialisation » a commenté Eric Ducournau, directeur général du groupe Pierre Fabre.

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