Anima, un spectacle hip-hop qui détonne sur la scène du Théâtre

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Photo : Renaud Vauzin

Anima, la dernière création de la Compagnie Alexandra N’Possée, qui avait présenté à Castres en 2010 No Limites est un magnifique conte initiatique qui mêle l’univers onirique du dessin animé et une danse fougueuse et sensible. Son déroulement est celui d’un parcours, d’une quête, celle d’un homme à la recherche de cette force étrange qui le pousse à se mouvoir.

Anima raconte la quête de Zao à la recherche de son ombre, prolongement de son propre corps qu’il souhaite maîtriser. Un hip-hop énergique et sans complexe où la poésie des images se mêle aux spectaculaires performances techniques. Fondée en 1994 et codirigée par les chorégraphes Martine Jaussen et Abdennour Belalit la compagnie possède à son actif une quinzaine de créations. Les créations Nos Limites et Né pour l’autre ancrent la renommée nationale et internationale d’Alexandra N’Possee. Les chorégraphes engagent, dès l’origine, une politique d’enseignement et de formation à la danse hip hop tant au niveau national qu’international.

Le spectacle
«L’ombre de Zao l’ennuie, elle reproduit exactement les mouvements qu’il fait et ne prend jamais d’initiative personnelle, cela finit par lui peser et il se fâche avec elle. Durant leur dispute, Zao se bat contre son ombre et croit l’avoir tuée en se détachant d’elle. N’ayant plus d’ombre, Zao n’a plus de repère dans l’espace pour savoir si son corps est réellement en mouvement. Alors il décide de partir à la recherche de son ombre afin de se réconcilier avec elle.
Son voyage l’amène à découvrir qu’il existe un pays des ombres où l’on peut acheter celle que l’on souhaite. Il en essaye plusieurs, mais aucune autre que la sienne ne peut lui convenir.
On lui indique alors le pays des marionnettes où il se rend. Mais dans ce pays-ci personne n’est libre de ses mouvements et quelle que soit la marionnette qu’il rencontre, il sent bien qu’elle est manipulée et que quelqu’un d’autre commande à sa place… Durant son périple, Zao aura appris qu’il n’y a pas de vie sans lumière, qu’il n’y a pas de lumière sans ombre, et donc qu’il ne peut y avoir de vie sans ombre.»

Un conte initiatique dansé qui pose quelques questions fondamentales : Peut-on se détacher de ce que l’on est vraiment ? Peut-on vivre contre sa nature, contre-nature, contre la nature, sans perdre ses repères et sans finir par se perdre soi-même ?

Vendredi 22 mai à 21h, Théâtre municipal de Castres. Renseignements et réservations : 05.63.71.56.58.