Tarn : Bernard Carayon à l’offensive pour la rentrée du mouvement «Les Républicains»

De gauche à droite, Christophe Cosme, Anne-Michèle Bianchi, Mathieu Darnaud, Bernard Carayon, Pierre Picon délégué des jeunes, Jean-Claude Salvignol, secrétaire et Denis Négrier, trésorier

C’est un Bernard Carayon en mode « cogneur » qu’ont eu droit les militants et les élus locaux des Républicains conviés samedi à la fête annuelle du mouvement tarnais qui s’est déroulée cette année à Réalmont en présence de Mathieu Darnaud, Sénateur de l’Ardèche.

Peu avant l’heure du déjeuner, Bernard Carayon avait convié la presse. Le président départemental n’a pas mâché ses mots pour désosser la politique d’Emmanuel Macron. Au menu : ses échecs en matière sécuritaire, de politique migratoire, de dépense publique et de pouvoir d’achat des Français et quelques formules chocs : « Un couteau sans manche qui n’aurait pas de lame », « Macron, le Président des très riches », «Matraquage des collectivités locales », « L’élection du président Macron : un cambriolage politique », « Un nouveau monde qui n’existe pas », « Des députés cogneurs », « Politique injuste et inefficace », «Un parti macroniste exsangue et absent sur le terrain »,  « Un Président isolé sur la scène européenne », «Dérive inquiétante du pouvoir cautionné par l’exécutif »… bref, on l’aura compris Bernard Carayon en cette rentrée politique est en total désaccord avec la politique d’Emmanuel Macron et a frappé fort contre le Gouvernement et ses choix budgétaires.

Et le Sénateur de l’Ardèche de tirer également la sonnette d’alarme. « Tous les signaux sont au rouge. On ne doit plus se cacher. La politique de Macron est basée sur une communication à l’extrême. Nous faisons partie des sept plus mauvais élèves en matière de croissance. Macron voulait incarner une position centrale, les peuples réclament une autre politique, sur le problème des migrants ».

Les 13 et 14 octobre prochains, seront renouvelées les instances départementales et Bernard Carayon a laissé entendre à demi-mots qu’il pourrait être candidat à sa succession.