Assassinat de deux fonctionnaires de police à Magnanville.

Je n’ignore naturellement pas que le placement en rétention administrative d’individus fichés « S » et des islamistes, libérés après avoir purgé une condamnation, nécessite une réforme législative.

Je veux simplement, comme la plupart des Français, que ces individus soient neutralisés. Le droit, en l’espèce, n’est que de l’intendance. Et à ceux qui m’opposeraient la convention européenne des droits de l’Homme et la liberté d’aller et de venir, je rappellerai une évidence, c’est que le premier devoir de l’Etat est de protéger ses citoyens, en particulier les forces de l’ordre. Il y a certes l’Etat de droit. Mais il y a, aujourd’hui surtout, les droits de l’Etat à garantir. A fortiori, en état d’urgence !

Les contraintes du droit européen sont surmontables par référendum, parce qu’il est la voix du peuple souverain. Alors, au président de la République, je dis : chiche ! Soyez, pour une fois, courageux et efficace.

Je maintiens qu’il y a dans le Tarn une centaine d’islamistes fichés « S » : refuser de nommer l’ennemi ou minimiser sa dangerosité, c’est déjà abdiquer. A quelques jours des commémorations du 18 juin 1940, il serait utile de se souvenir qu’il ne faut ni plier ni s’accommoder de l’ennemi.

Bernard Carayon
Maire de Lavaur
Ancien député du Tarn