Au président de la Fédération de la Libre Pensée du Tarn

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Exposition de crèches

Monsieur le Président,

Vous avez bien voulu adresser à l’hebdomadaire dont je suis le responsable de publication depuis trente neuf ans une requête en droit de réponse qui n’a pas lieu d’être mais que je vous accorde bien volontiers.

Votre réponse sera donc insérée dans le présent numéro à la place, à la dimension et dans la graphie de l’article “Le maire a tenu bon devant les libres penseurs” qui a provoqué quelque indignation de votre part.

De quoi s’agit-il ? A nouveau de la crèche incomplète qui était visible sur le Marché de Noël, place Jean Jaurès, à Castres. Le maire de Castres vous ayant donné, répondant à votre interrogation, les explications nécessaires, comme je les approuvais entièrement, j’ai demandé qu’elles soient insérées dans La Semaine de Castres.

Votre argumentation repose essentiellement sur la loi de 1905 concernant la séparation de L’Eglise et de l’Etat.

Ayant été Vice-président à l’Assemblée nationale de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République au cours d’une carrière parlementaire que certains ont trouvé trop longue, vous me ferez la grâce de croire qu’avec le Maire de Castres, Maître Pascal Bugis, nous la connaissions aussi bien que vous.

Puisque le cléricalisme n’a plus lieu d’être, l’anticléricalisme non plus. La confusion de la religion et de la société civile n’existe plus sauf dans certaines religions qui ont quelques difficultés à s’en débarrasser et dont vous pourriez vous occuper.

Dans votre lettre, vous vous donnez pour mission de rappeler le Droit, je voudrais vous rendre service en vous rappelant l’Histoire car vous êtes dans un Département, qui à travers le Président du Conseil, Emile Combes de Roquecourbe, et l’église d’Albi, a joué un rôle non négligeable dans la préparation de la loi de Séparation.

Vous apprécierez l’article ci-joint, article que je vous dédie “L’affaire du “nobis nominavit””.

Cher Monsieur, nous sommes tous pécheurs. Vous-même, lorsque vous parlez dans votre lettre de “culte de Jésus” (sic), ne la datez-vous pas de janvier 2015 après Jésus Christ ?

J’aurais attendu de vous une datation plus laïque : après la fondation de Rome, après la prise de Troie ou après le déluge de Deucalion.

Vous voilà antilaïque par inadvertance comme le Maire de Castres et presque autant.

Cordialement

Jacques Limouzy