Aux écologistes : Ce n’est pas le pire qui est le plus sûr, c’est l’imprévisible

Ce n’est pas parce que la résurgence cyclique d’une angoisse planétaire, toujours ressentie dans un passé qui s’en est chaque fois rendu maître, est aujourd’hui portée par le catastrophisme de la climatologie qui est loin d’être une science exacte, qu’il faut refuser de la prendre en compte dans la mesure où elle n’est pas dépourvue de toute pertinence.

Par contre, il n’est pas acceptable que les réformes avancées par certains écologistes de combat puissent consister dans une décroissance quelconque.

En considérant que l’homme est incapable d’affronter les défis de l’avenir sans faire quelque pas en arrière sur la route d’un destin qui ne monterait plus, une écologie punitive redécouvre un malthusianisme profondément réactionnaire.

Celui-ci, lorsqu’il est associé à la politique, prend malheureusement une dimension qui dépasse et de loin les doctrines politiques les plus majeures en allant jusqu’à évoquer les fins dernières de l’homme ou les fins dernières de la planète.

Il semble que la générosité de l’écologie qui déborde déjà sur la politique s’en prend à la philosophie et même aux religions.

Mais, rassurons-nous, cette audace unificatrice est tempérée par la diversité des adhérents qui restent suffisamment divisés pour ne pas devenir des sectaires car il semble qu’aujourd’hui grâce à la discorde de ses meilleurs dirigeants, l’écologie contemplative reste majoritaire.

Jacques Limouzy