Avec 389 844 habitants au 1er janvier 2019, le Tarn est le 5e département le plus peuplé de la région Occitanie

Avec 389 844 habitants au 1er janvier 2019, le Tarn est le 5e département le plus peuplé de la région Occitanie, derrière la Haute-Garonne, l’Hérault, le Gard, les Pyrénées-Orientales et devant l’Aude.

Parmi les 101 départements français, le Tarn occupe la 60e place. Quatre habitants sur dix résident dans les trois principales agglomérations (unités urbaines), celles d’Albi qui compte 73 000 habitants, de Castres qui dépasse les 57 000 habitants et Mazamet qui passe sous la barre des 25 000 habitants.

La population augmente à l’ouest du département

La population du département augmente de + 0,3 % en moyenne par an entre 2013 et 2019, grâce à l’excédent migratoire (+ 0,5 % par an). Elle progresse surtout dans l’ouest du département qui profite de la proximité avec Toulouse. La population augmente fortement dans des
communes situées le long de l’autoroute A68 reliant Toulouse à Albi, telles Gaillac (+ 1,1 % par an) et Saint-Sulpice-la-Pointe (+ 1,6 %), ou plus au sud à Graulhet (+ 1,4 %). La majorité des communes situées à l’est ou au sud de Castres perdent des habitants.

La population se stabilise dans l’agglomération d’Albi, principale agglomération du département, où l’attractivité, résultant d’arrivées supérieures aux départs, compense tout juste un solde naturel négatif dû à des naissances moins nombreuses que les décès.

Les agglomérations de Mazamet (- 0,4 % par an) et de Carmaux (- 0,2 %) perdent des habitants entre 2013 et 2019. Celle de Mazamet présente un solde naturel négatif et ne gagne pas d’habitants au jeu des migrations, alors que dans l’agglomération de Carmaux, l’excédent migratoire est positif mais reste insuffisant pour compenser le déficit naturel.

Les agglomérations de Castres et de Gaillac gagnent des habitants grâce à des arrivées plus nombreuses que les départs. Celle de Castres est la seule agglomération tarnaise à avoir autant de naissances que de décès entre 2013 et 2019. La croissance de la population de l’agglomération de Gaillac s’explique par le dynamisme de sa ville-centre (+ 1,1 %).

La croissance de la population ralentit légèrement par rapport à la période 2008-2013

Dans le Tarn comme en Occitanie et en France, la croissance de la population ralentit sur la période récente (2013-2019) par rapport à la précédente (2008-2013). Elle passe de + 0,5 % à + 0,3 % par an. Ce ralentissement est prononcé dans l’agglomération de Gaillac et la population de l’agglomération d’Albi n’augmente plus. Dans ces deux agglomérations, l’attractivité diminue et le solde naturel se détériore. La baisse de la population se poursuit dans, l’agglomération de Carmaux au même rythme que sur la période précédente mais s’accélère dans celle de Mazamet.

L’agglomération de Castres est la seule où la dynamique est positive : la population repart à la hausse, mettant fin ainsi au déclin démographique de la période 2008-2013 (- 0,2 %).

À retenir

. Au 1er janvier 2019, 389 844 personnes résident dans le Tarn
. La population augmente entre 2013 et 2019 (+ 0,3 % par an) mais moins rapidement qu’entre 2008 et 2013 (+ 0,5 %)
. La croissance démographique repose exclusivement sur un solde migratoire positif, résultant d’arrivées plus nombreuses que les départs
. La population progresse particulièrement à l’ouest, notamment sur l’axe Albi-Toulouse, et dans l’agglomération de Castres
. Les agglomérations de Mazamet et de Carmaux continuent de perdre des habitants
. L’agglomération de Castres gagne des habitants alors qu’elle en perdait entre 2008 et 2013

Les aires d’attraction des villes tarnaises

Le Tarn compte six aires d’attraction des villes dont la commune centre est située dans le département. Ces six aires hébergent 298 944 habitants qui ne sont pas tous tarnais, car l’aire de Lacaune empiète légèrement sur le département de l’Aveyron.

Entre 2013 et 2019, seule l’aire de Mazamet perd des habitants (- 0,4 % par an), en raison d’un fort déficit naturel alors qu’elle gagnait de la population entre 2008 et 2013 (+ 0,2 %). Les aires d’attraction de Graulhet (+ 1,3 %) et de Gaillac (+ 1,0 %) sont les plus dynamiques grâce à des excédents migratoires particulièrement élevés.

Par rapport à la période 2008-2013, la croissance démographique ralentit dans les aires d’Albi et de Gaillac. En revanche, le bilan démographique s’améliore fortement pour les aires de Graulhet et de Lacaune, même si cette dernière ne gagne toujours pas d’habitants. Enfin la population reste stable dans l’aire de Castres, alors que la situation démographique se dégrade entre les deux périodes dans celle de Mazamet.

Source INSEE