Avec Fillon, retrouvons notre France

Il n’a pas fallu quelques heures à la gauche, après les résultats du premier tour des primaires, pour comprendre que la droite s’était levée et que son champion était à l’unisson du pays.

Les vieux ressorts de haine de l’extrême-gauche – qui si souvent pollue les esprits du PS – ont explosé, à l’image de Libération comparant « Fillon le catholique à Tarik Ramadan, l’islamiste », petit-fils du fondateur du mouvement terroriste des Frères musulmans ! Si je ne regrette pas d’avoir été fidèle en amitié à Nicolas Sarkozy, je suis heureux de soutenir aujourd’hui celui qui est attaqué de cette sorte. Je regrette qu’Alain Juppé se soit joint à ce chœur d’enfants de mai 68 auxquels on doit la ruine de notre pays, la préférence donnée à l’immigré sur l’ouvrier français, l’ouverture inconsidérée de nos frontières aux malheurs du monde et aux prédateurs financiers, la sclérose d’une administration qui faisait notre fierté, l’abaissement de l’Etat.

On traite François Fillon d’ « ultralibéral » quand il ne souhaite que restituer à notre pays sa souveraineté dans ses choix économiques et sociaux, en réduisant les dépenses publiques et en nous alignant sur nos concurrents. « Ultralibéral » quand il veut mettre fin au règne des syndicats alors qu’ils ne pèsent que 7 %   des salariés et des agents publics ! « Réactionnaire » quand il veut reconstruire une politique familiale, creuset de notre Nation, démantelée par Taubira et Touraine.

Dira-t-on aussi qu’il est « fasciste », comme le PC l’a dit du général de Gaulle, parce qu’il veut rétablir l’autorité de l’Etat face aux criminels, aux minorités violentes, aux zadistes de tout poil, au totalitarisme islamique ?

Les Français n’en peuvent plus des donneurs de leçons morales, des faiseurs d’opinions qui, avec arrogance et mépris, voudraient changer le peuple parce qu’il ne pense pas comme eux.

Les temps changent : voici revenu celui des frontières, des Nations, des Etats et des peuples. Les tabous sautent. La France vit la révolte du bon sens, sans qu’il soit besoin d’emprunter les chemins de la discorde, de la haine et des peurs. Les Français n’ont pas oublié la fierté d’appartenir à un pays d’exception.
Au soir du deuxième tour, dans le rassemblement de la droite et du centre, ce sont tous les Français qui doivent se mobiliser pour une alternance forte, en 2017. C’est le sens de l’appel que je lancerai à Castres le 9 décembre, l’appel aux honnêtes gens, l’appel aux patriotes et aux républicains qui n’ont nul besoin d’être de droite ou de gauche pour être fiers de leur pays et volontaires pour le reconstruire.

Bernard Carayon
Président des Républicains du Tarn
Maire de Lavaur
Conseiller régional d’Occitanie