Bugis : une ville transformée, des ambitions à confirmer

Mercredi soir, Pascal Bugis a dévoilé l’équipe qui est appelée à devenir municipale s’il gagne pour la quatrième fois le match des élections de mars 2020 à Castres. Le maire sortant a également présenté son projet qui mêle continuité et ambitions nouvelles. Explications.

Tout d’abord la liste. Ceux qui connaissent bien les visages des élus de la majorité sortante verront en un seul coup d’œil le large renouvellement opéré par Pascal Bugis, et notamment sur les douze premiers noms qui pourraient être appelés à former la future municipalité. Seul deux anciens adjoints (Xavier Bories et Jean-Philippe Audouy) restent présents sur le haut de la liste. On y découvre deux anciens conseillers municipaux délégués (Nathalie de Villeneuve et Arnaud Bousquet) et sept nouveaux arrivants dont : Jean-Luc Prades, en troisième position, cadre bancaire et l’une des chevilles ouvrières de la Ronde givrée ; Isabelle Jury et Xavier Azaïs, cadres de direction au laboratoire Pierre-Fabre ; et Julie Capo-Ortega, chef d’entreprise que l’on avait politiquement découverte lors des dernières élections cantonales, en binôme avec Laurent Picouza.

La suite de liste confirme ce renouvellement : au milieu de séniors disponibles, des cinquantenaires, quarantenaires et trentenaires très bien placés pour compléter la future équipe. Sur le mandat à venir, Pascal Bugis assume ainsi le paradoxe de conserver son siège pour mieux assurer la relève.

Nous devons nous arrêter sur la personnalité de Nathalie de Villeneuve, 45 ans, numéro deux de la liste. Directrice d’un établissement sanitaire et social, cette jeune mère de famille, diplômée de Sciences politiques (Aix) était jusqu’à présent conseillère municipale en charge du patrimoine communal, de l’optimisation et de la rationalisation de l’utilisation des bâtiments communaux et de la maîtrise des dépenses d’énergie. Elle était par ailleurs vice-présidente de la communauté d’agglomération de Castres-Mazamet. Discrète mais solide, très appréciée pour son efficacité et son sens de l’écoute, elle a toutes les aptitudes pour seconder le maire de Castres, si sa place sur la liste se confirme dans le tableau des élus.

À cette liste renouvelée correspond un projet qui mêle continuité et ambitions nouvelles. La marque Bugis, c’est le souci d’une gestion saine, posée dès le premier mandat, en 2001, par l’obsession de désendetter la ville tout en lui donnant la capacité d’investir dans des projets permettant d’améliorer la cadre de vie quotidien des castrais.

Les ambitions nouvelles, elles visent à faire de Castres une ville verte, écoresponsable, favorisant par exemple les circuits courts d’approvisionnements. Une qualité de vie renforcée par la lutte contre les incivilités et la mobilisation maximale sur les questions de sécurité. La santé et le bien-être font également partie des points forts du projet pour renforcer le bien vivre à Castres.

Ayant initié les consultations des habitants sur les mandats précédant, Pascal Bugis entend poursuivre cette méthode d’aide à la prise de décision pour « dessiner Castres » avec ses concitoyens. C’est ainsi que pourront s’imaginer l’avenir de l’actuel collège des Cèdres, bientôt remplacé par un nouvel établissement, et celui du quartier de la Faïencerie, à l’Albinque.

Toutes les villes moyennes sont confrontées à la désertification de leurs centres-villes. Castres n’échappe pas aux tendances consuméristes qui envoient les acheteurs dans les commerces de périphérie. Grâce à une dynamique démographique positive, Pascal Bugis entend poursuivre la rénovation du centre ancien pour favoriser, notamment, l’installation de nouveaux commerçants.

Enfin, la culture, l’art et le sport sont aussi au cœur des ambitions municipales de Pascal Bugis. Dotée de formidables atouts dans ces domaines, la ville peut s’appuyer sur le mouvement sportif, sur son patrimoine et sa valorisation événementielle pour rayonner. C’est ce qu’explicite le projet présenté mercredi soir.

Il ne reste maintenant que deux semaines avant le premier tour des élections. Les adversaires du maire sortant, notamment LREM (Arcèse) et RN (Gros), ont tenté de multiples critiques qui ont « fait pschitt ».

Au-delà des propos excessifs et des fausses informations, ce sont donc des équipes et des projets qu’il faut comparer. Non pas sur la base des promesses qu’elles suscitent, mais sur la capacité à faire. En l’espèce, outre une équipe nouvelle et de nouvelles ambitions, Pascal Bugis a au moins un bilan : une ville transformée.

Richard Amalvy

 

Les réunions publiques : 

  • Mardi 3 mars à 18h30 à l’école maternelle de l’Albinque (rue de la Gravière),
  • mercredi 4 mars à 18h30 salle Louisa Paulin (Lameilhé)
  • lundi 9 mars à 18h30 à l’école primaire de Roulandou.