Carayon votera Fillon

Nous avons été chargés d’organiser les primaires de la droite et du centre et cette organisation, mise à l’épreuve par une participation inattendue, s’est révélée d’un très bon niveau. Certes, dans plusieurs villes, l’attente a été trop longue ! Nous allons corriger cela. Mais je remercie du fond du cœur tous ceux qui ont participé à la préparation et tenu les bureaux, dans le plus simple et noble dévouement militant. Nous avons tous observé la participation à nos primaires d’élus et de militants socialistes. Leur cynisme n’aura pas été récompensé…

Vous connaissez mon amitié pour Nicolas Sarkozy. Elle est ancienne. Je l’ai soutenu avec fidélité, même si je sais depuis longtemps que ce sentiment en politique n’est pas le plus répandu. J’ai de la peine, en ami, pour lui, je salue sa combativité, son amour de la France et son élégance dans l’échec. Son dernier discours aura ému, bien au-delà de ses partisans.

Je félicite François Fillon pour son succès que les « observateurs » – journalistes, sondagistes et politologues de tout poil – n’avaient évidemment pas pressenti ! Cela devient une habitude…

Alain Juppé, en maintenant avec panache sa candidature, affirme que le débat du second tour sera « programme contre programme ». Il a raison.

Et c’est aussi pour cela que je soutiendrai François Fillon. Son programme est solide et courageux. François Fillon est hostile au multiculturalisme et aux «accommodements raisonnables avec l’Islam», plaidés par le maire de Bordeaux : repas de substitution dans les cantines, port du voile dans les universités. J’y suis moi aussi absolument hostile. Ce que défend Alain Juppé, c’est le contraire de l’assimilation républicaine : et moi je suis pour celle-ci. Un même moule culturel, une même loi, une même histoire et un même drapeau, pour tous. Ce ne sont pas aux Français de s’adapter aux étrangers : « A Rome, fais comme les romains ».

Je soutiens l’homme, enfin : il est droit et sain. Je le connais depuis 1983 lorsque que j’assistais, bénévolement, au RPR, nos spécialistes de la Défense, dont François Fillon. Nous avons plus tard combattu ensemble le funeste Traité de Maastricht, avec Charles Pasqua, Philippe Seguin et Philippe de Villiers quand Alain Juppé, notamment, soutenait le traité avec Jacques Chirac.

Voilà pourquoi je voterai pour lui sans réserve et que je lui souhaite le succès le plus large possible.

Bernard Carayon
Président des Républicains du Tarn
Maire de Lavaur
Conseiller régional d’Occitanie