Centenaire de l’Armistice : l’hommage des collégiens de Jean Jaurès aux anciens élèves du Lycée

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Alors que de nombreuses commémorations étaient organisées devant les Monuments aux Morts ce 11 novembre, le collège Jean Jaurès de Castres honorait le 9 novembre, dans la cour d’honneur du collège, les 116 anciens élèves morts pour la France.

Et chaque année, les élèves du collège Jean Jaurès auxquels s’associent des classes de CM2 de l’école primaire de l’Albinque apportent leur concours à la cérémonie commémorative de l’Armistice du 11 novembre 1918.

« Une cérémonie pour lutter contre l’oubli » a tenu à rappeler François Icher, Inspecteur d’Académie et Président du Comité académique pour la Commémoration du Centenaire de la Première Guerre mondiale invitant les élèves « à réfléchir sur ce qui divise et rassemble les hommes et les valeurs qui nous permettent de vivre ensemble ».

Auparavant, c’est la principale du collège, Isabelle Dubreuil, qui a pris la parole dans une allocution pleine d’émotion : « Oui, aujourd’hui, cette commémoration est un hommage à nos morts mais c’est aussi un hymne à la Paix, pour que vivent nos institutions garantes de notre devise républicaine. Chers élèves, c’est par votre travail, votre capacité à apprendre, à comprendre, à réfléchir, à vous engager à l’école et au-delà dans votre vie d’adultes, que pourront continuer à refléter ces mots : « Liberté, égalité et fraternité ».

Alain Levy, au nom de l’Amicale des anciens élèves du Lycée Jean Jaurès, a rappelé l’importance de ces commémorations. « Ce devoir de mémoire nous le leur devons et nous tous l’accomplissons en ce jour. Un siècle s’est écoulé depuis l’Armistice du 11 novembre 1918, tous les pays, et le nôtre en particulier, qui ont participé au conflit n’ont jamais pu l’effacer de leur histoire tant le drame fut grand » a-t-il indiqué avant d’ajouter : « En participant ce matin à cette manifestation du souvenir, vous vous placez dans une continuité historique. Cette continuité historique que Jean Jaurès jugeait indispensable à l’existence d’une nation ».

Le mot de la fin revenait au Sous-préfet de Castres, François Proisy : « L’acte de mémoire collective que nous accomplissons chaque année, rassemble les défenseurs de la démocratie et de la liberté. Aujourd’hui, alors que les acteurs et les témoins de cette guerre ne sont plus là, une responsabilité collective nous incombe : Celle de poursuivre, au-delà de la célébration du centième anniversaire de l’armistice, la transmission. Commémorer, c’est instruire sur notre histoire et les leçons qu’elle nous donne, c’est faire de l’éducation civique, de la pédagogie citoyenne. »