Charlélie Couture : sa tournée 2015 s’arrête à Castres

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Charlélie Couture, collection 2015 © Rancinan

Artiste accompli et polyvalent, Charlélie Couture a quitté sa galerie new-yorkaise pour remonter sur scène avec son nouvel album ImMortel. Il se produira le jeudi 21 mai au Bolegason de Castres.

Charlélie Couture est un artiste «multiste» : chanteur, compositeur, peintre, écrivain et photographe. Au Bolegason il viendra présenter son nouvel opus ImMortel. Produit par Benjamin Biolay, on y reconnaît bien la patte du maître : un fond blues rock et sa voie nasale reconnaissable parmi mille. Un album plein d’éclat malgré la noirceur des propos qui conte l’amour, la mort ou encore la place de l’artiste… Charlélie vit à New York depuis onze ans. Le titre de l’album, ImMortel s’entend donc à la fois en français: immortel, et en semi-anglais: I’M mortel. Et pour exprimer au mieux cette ambivalence essentielle, Charlélie a choisi d’être produit par Benjamin Biolay. L’alliance de Charlélie et de Biolay, c’est celle de la rigueur et du caprice, de la profondeur et de l’intuition. On sifflote au bord de l’abîme, on marche sur le fil de la musique à la recherche d’un équilibre incertain. Il suffit d’un rien pour tomber de l’autre côté. «Juste avant tout va bien, et juste après tout va mal»… mais ça marche aussi dans l’autre sens : «il suffit d’un rien, un nuage, un ange qui passe» pour que tout aille mieux.

A quoi ça tient ? «Nos rêves sont solides, heureusement», et même si rien ne tient à rien, quelque chose nous retient. Charlélie nous promène au bord des gouffres avec la grâce d’un ange gardien. Ses chansons garde-fous nous prennent par la main, entre jazz complice, berceuse consolatrice, cuivres fatigués d’une fanfare qui s’éteint, cordes sensibles et guitares rock. L’électricité est toujours là, mais c’est désormais celle de l’âme. Plus Yin, moins Yang, l’énergie, toujours puissante, s’est dépouillée de toute agressivité. On a à la fois le sentiment de retrouver le Charlélie qu’on a aimé, patiné par le voyage de la vie, vieilli comme un vin de garde – mélancolie profonde, amertume des grands cafés -, et la joie enfantine de rencontrer un être nouveau, ou plutôt renouvelé. Biolay est l’artisan de cet assemblage. Le résultat est plein de nuances et de malice. A l’heure des mélodies joyeusement factices, Couture rhabillé par Biolay rappelle avec délicatesse qu’une chanson n’impose rien: elle évoque, elle suggère des émotions portées du bout des doigts. Elle nous emmène dans un monde parallèle, et nous offre la consolation sans s’abîmer dans le mensonge ou l’illusion. Charlélie dit la dure vérité du chagrin de vivre. La lave est toujours là, elle nous réchauffe de sa brûlure adoucie.

Jeudi 21 mai, 20h30. Réservez


Première partie :
Lucien La Movaiz Graine en solo

La « Movaiz » Graine, c’est Julien Malherbe qui nous la joue sous toutes ses formes ! Muni de son hard-cordéon et de ses guitares, il chante sur tout ce qui (ne) bouge (pas). Sa voix, tantôt suave et enivrante parait douce comme un bonbon acidulé, mais peut se transformer en deux temps, trois mouvements, en chili con carne dévastateur !