Charles Pasqua depuis si longtemps

J’ai bien connu Charles Pasqua qui avait presque mon âge. Je le vis arriver à l’Assemblée nationale après l’effondrement de la gauche qui suivit la dissolution après Mai 1968.

Je me souviens qu’il déclara : « Un âne avec un chapeau aurait pu être élu ! ». il s’employa aussitôt à effacer cette impression en ne quittant plus jusqu’en 2011 l’Assemblée puis le Sénat.

Formé dans une société bien connue à qui il apporta beaucoup dans son développement, il devait connaître une carrière parlementaire et gouvernementale qui le plaçait toujours à la tête du combat politique.

Aujourd’hui la dérive constatée d’une Europe qui se cherche toujours, l’ascendance du terrorisme, l’irruption d’une émigration désordonnée restent les trois causes nationales qu’il avait entrepris de traiter que ce soit avec Philippe de Villiers ou avec Philippe Seguin.

Il le fit au milieu des doutes, des incompréhensions et des clameurs ; les problèmes d’alors devenus l’actualité d’aujourd’hui semblent lui rendre une plus exacte justice.

Jacques Limouzy

NB : Il y a vingt ans le 3 mars 1995, alors que Charles Pasqua était Ministre de l’Intérieur, La Semaine en réponse aux clameurs et aux imprécations qui le visaient avait publié un éditorial : «Faut-il guillotiner Charles Pasqua ?».

pasqua semaineCharles Pasqua en VIP de La Semaine