Christian Moulis n’oublie pas les Poilus Montredonnais

Dans un superbe ouvrage le tarnais Christian Moulis raconte la vie des Poilus Montredonnais. Au sommaire de « N’oublions pas nos Poilus Montredonnais » : témoignages, régiments, lieux de combat, soins, quotidien du militaire…

Profitant des campagnes vertes montredonnaises, le quotidien des jeunes se partageait entre le travail et la famille. Mobilisés en 1914, ils embrassèrent parents, épouse et enfants, parlant d’un retour avant Noël. Militaires, c’est l’Est qui les attend. On marche la nuit et on combat le jour : tel le Front. Froid, pluie, neige, boue épaisse, sol sablonneux et aride (Armée d’Orient).

Ici, on obéit aux ordres on affronte l’ennemi dans un vacarme incessant. Rapidement, on côtoie la mort ; les blessures entraînent le tétanos, la gangrène, diverses amputations ; on tombe malade (fièvre typhoïde, tuberculose, dysenterie, paludisme, grippe espagnole). Peu de repos, si ce n’est creuser des tranchées ou des tombes. Est-ce l’Enfer ou le royaume de la mort ? La peur se fait jour… quel choix a-t-on : attaquer ou se défendre ?

1918 : Revenir ! Quand ? Comment ? Déprimés, mutilés (gueules cassées)… ils découvrent un étrange « nouveau monde » et comptent les absents : 161 Montredonnais, qui ont laissé veuves et orphelins, parents âgés…