Conjoncture tarnaise,
bilan 2014, perspectives 2015

Le jeudi 12 février, dans les locaux de la Communauté de Communes Centre Tarn, la Banque de France, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Tarn et la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Tarn présentaient le bilan 2014 de l’activité des entreprises dans le Tarn et en région Midi-Pyrénées ainsi que les perspectives 2015.

 

La synthèse

Une année 2014 au bilan inférieur aux attentes. Les secteurs de l’industrie et des services ont soutenu la croissance ; le bâtiment et les travaux publics sont en repli.

Faiblement soutenue par l’essor de l’aéronautique toulousaine, l’économie tarnaise parvient à résister en 2014 grâce à l’endurance de quelques secteurs clés. Dans l’industrie, on relèvera notamment la mécatronique, la chimie ou l’agroalimentaire ; dans les services ressortent en particulier l’ingénierie technique et informatique ainsi que le commerce en grande distribution. En revanche, le secteur du bâtiment et des travaux publics, en difficulté depuis 2008, affiche des performances en retrait en dépit d’un léger rebond du second œuvre en fin de période. L’atonie de l’investissement immobilier privé ainsi que le ralentissement de la commande publique dans un contexte de forte concurrence pèsent sur les niveaux d’activité et les conditions tarifaires tirées à la baisse.

La situation de l’emploi marque globalement une nouvelle érosion qui semble ralentir. Le recours à l’intérim a encore fléchi. Dans ce contexte, les investissements ont, à nouveau, diminué. Cette année encore, la crise a agi comme un révélateur : indépendamment de leur secteur d’activité, les entreprises les mieux structurées, faisant preuve d’innovation, de dynamique exportatrice et d’agressivité commerciale ont généralement mieux préservé leurs marchés.

Les reculs récents de l’euro et du coût de l’énergie favorisent la compétitivité extérieure des entreprises et soutiennent le pouvoir d’achat des ménages. Dans ces conditions, les chefs d’entreprise, toujours prudents, affichent davantage d’optimisme que l’année dernière, notamment dans l’industrie et les services aux entreprises. La situation resterait plus difficile dans les travaux publics. L’emploi trouvera difficilement place à s’améliorer et la reprise de l’investissement restera modérée.

Dans cet environnement un peu plus favorable, les entreprises doivent rester mobilisées pour saisir toutes les opportunités qui se feront jour en 2015.