Conseil municipal : DOB et… thés dansants au menu

Partager sur :

Mardi 17 mars, les conseillers municipaux se sont retrouvés pour la seconde fois de l’année dans la salle du Conseil.

Si le nombre des questions inscrites à l’ordre du jour n’était pas particulièrement important, il y avait «matière» avec plusieurs sujets dont un gros morceau : le débat d’orientation budgétaire (DOB). Une délibération obligatoire, étape démocratique, en prévision d’un vote définitif qui aura lieu lors d’un prochain conseil en avril. L’emprunt de 17 millions d’euros, la fermeture du centre de loisirs de Roulandou et l’actualisation des tarifs des locations des salles communales furent les trois principaux sujets à discussion.

Emprunt de 17 millions d’euros

Au cours de cette séance, il a été question de l’emprunt de 17 millions d’euros contracté par la ville de Castres en 2010 auprès du Crédit agricole et qui court jusqu’en 2043. Une décision du maire attaqué par Samuel Cèbe, ancien conseiller municipal de gauche et Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste, devant le Tribunal administratif de Toulouse qui a décidé le 17 février dernier d’annuler cette décision «autorisant la signature du contrat au motif qu’elle excédait les limites fixées par la délibération de délégation de pouvoir du Conseil municipal au Maire». La Ville a décidé d’interjeter appel et Pascal Bugis a décidé de soumettre aux élus castrais une délibération relative à une convention de crédit de 17 millions d’euros avec le Crédit agricole. Selon la jurisprudence du Conseil d’Etat, la poursuite de l’exécution du contrat est possible sous réserve de mesures de régularisation prises par la personne publique ou convenues entre les parties. D’où la délibération prise en séance qui vient confirmer les termes de cet emprunt qui a été intégré dans les budgets communaux depuis 2011.

La conseillère municipale socialiste Martine Moron a été très critique à l’égard de Pascal Bugis. «La décision du Tribunal administratif est une décision très grave. Cela montre chez vous un manque de respect pour la démocratie castraise. C’est la conséquence de votre méthode de gouvernance autoritaire». Le maire s’est montré confiant : «Le Tribunal administratif a statué au-delà de la demande formulé par M. Cèbe. Devant la Cour d’appel, nous allons démontrer qu’en 2010 entre nos investissements et les autorisations de programme, la Ville peut justifier sans difficulté cet emprunt. Par sécurité, nous avons préféré confirmer cette décision par le biais d’une délibération». La délibération a été adoptée. Les élus de gauche n’ont pas participé au vote tandis que les deux élus du Front national se sont abstenus.

Centre de loisirs de Roulandou

Il y a quelques semaines une trentaine de parents s’étaient mobilisés suite à l’annonce par la Mairie de la fermeture de la structure d’accueil de loisirs de Roulandou. A l’heure du Conseil, ils étaient une dizaine accompagnés par leurs enfants. C’est André Martinez qui s’est fait le porte-parole du mécontentement de ces parents. «Cette décision sans concertation, dans la précipitation, nous a surpris et nous la comprenons mal» a-t-il lancé. «Pourquoi la fermer en milieu d’année. Pourquoi ne pas attendre la fin de l’année scolaire. Elle sème le trouble et la confusion chez de nombreux parents et pour le personnel.»

«J’ai reçu une délégation de parents avec un certain nombre d’élus. Les arguments des uns et des autres ont été enregistrés. Je leur ai expliqué que nous étions confrontés à des agissements précipités de l’Etat avec des baisses des dotations de l’État drastiques jamais atteintes. L’Etat ne nous a pas demandé notre avis, ni donné des mesures d’assouplissement. Il faut faire avec» a martelé Pascal Bugis. «Idem pour les rythmes scolaires. Personne en veut mais on doit faire avec ! On nous a imposé ça de manière autoritaire. Les collectivités subissent le sort qu’on leur impose au prix de certaines mesures que nous nommes obligés de prendre. Cette fermeture pose certains problèmes sur lequel on peut apporter des réponses et de solutions». Une nouvelle réunion est prévue début avril. «Des pistes sont ouvertes. Les parents seront les premiers informés» a conclu le maire.

Les thés dansants de l’association «Les Boutes en train»

Conséquence directe de la baisse des dotations de l’Etat, la ville de Castres a dû harmoniser les pratiques et actualiser les tarifs des locations de salle, «des tarifs qui n’avaient pas été revus depuis 1979» selon le maire de Castres, Pascal Bugis. C’est le cas pour la salle Louisa Paulin qu’occupe notamment l’association  «Les Boutes en train» qui organise le dimanche après-midi des thés dansants, ont vu leur tarif de location doubler. L’élu d’opposition de gauche, André Martinez, prônant le «vivre ensemble», est monté au créneau : «L’augmentation des tarifs de location de la salle va encore amputer leur budget et menace leur existence» a-t-il lancé avant de remettre au Maire de Castres un cahier de doléances des membres de l’association. Un procédé qui a quelque peu irrité le premier magistrat. «Comment peut-on imaginer que je veuille empêcher les gens de danser !» a répondu sèchement le maire. «Compte tenu de la baisse des dotations de l’État, nous sommes obligés de faire des économies quelque part. Nous ne faisons que transcrire les décisions qui nous sont imposées.» Je rappelle que l’écart de la location est de 50 euros. Je ne crois pas que cela remette en cause leurs activités» a indiqué le Maire prêt à rencontrer les adhérents et à expliquer les raisons de ce changement tarifaire. Et le maire de conclure : «Je crois que les responsables font écran et relayent ce qu’ils ont envie de relayer à leurs adhérents !» a-t-il conclu.

Réunion de quartier

Pascal Bugis, maire de Castres, animera deux réunions de quartier au mois d’avril : le mercredi 1er avril à 18h30 (secteur de Bisséous) à l’école élémentaire de Bisséous et le mercredi 29 avril à 18h30 (secteur Albinque-Travet) à la salle polyvalente de l’Albinque.

La réunion de quartier de Bisséous, initialement prévue ce mercredi 1er avril à l’école élémentaire de Bisséous à 18h, est reportée au mercredi 15 avril,  au même endroit, à  18h30.