Dans les dossiers du Préfet

Partager sur :

En présentant ses vœux à la presse, lundi matin dans les salons de la Préfecture, le Préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme, a dressé un tour d’horizon de l’actualité, passant en revue les grands dossiers tarnais et les questions d’actualité.

D’un « état d’urgence » à l’autre.

Sécurité intérieure : Evoquant l’année écoulée, qui « a commencé et s’est achevée de manière douloureuse », le Préfet a souligné la mobilisation des services de sécurité, évoquant en particulier les pouvoirs exceptionnels dévolus aux représentants de l’Etat, notamment en matière de perquisitions, placés sous le contrôle des juridictions administratives en relation étroite avec l’autorité judiciaire. « La prévention de la radicalisation menée depuis de nombreux mois a été intensifiée. Je suis là pour faire appliquer la loi. Tout ce qui est fait est toujours utile, cela permet de mieux connaître les phénomènes. Depuis l’état d’urgence, quarante-trois perquisitions administratives ont été effectuées dans le Tarn menées par 500 gendarmes et policiers. Des armes et des stupéfiants ont été trouvés. Il nous faut rester vigilants et allons continuer à mobiliser nos moyens et nos différents services pour continuer à assurer la protection de la population ».

Sécurité routière : « Une année noire » selon le Préfet. L’année 2015 avec 31 tués est moins pire que celle de 2014 (36 tués) mais le nombre de tués est très en-dessus par rapport à 2013 (24 tués). Il reste beaucoup à faire. Tout le monde doit se sentir concerné, les routes ne pardonnent rien. La peur du gendarme et les dix radars double face doivent permettre de «regagner des vies». Les radars ne sont pas là pour piéger l’automobiliste ni pour fluidifier la circulation mais pour faire baisser la vitesse (Astrid Jeffrault, Directrice de Cabinet du préfet du Tarn).

Emploi : « Mon autre priorité, c’est l’emploi », a réaffirmé le préfet. « Un sujet qui va nous mobiliser au maximum. Même si notre département reste un bon élève de la grande classe régionale, avec un taux de chômage de 10,9 % soit un point au-dessous de la moyenne régionale, la situation n’est pas formidable. Ce qui manque c’est la confiance et l’envie. Sans l’envie, il n’y a pas d’activité, il n’y a pas d’emploi. Il faut chercher à savoir pourquoi le chômage est à ce niveau alors que le panel d’aides gouvernementales n’a jamais été aussi important. »

Sivens : « Le projet de territoire s’appuiera sur une réflexion locale. Il a fallu réécrire un protocole. Les premières réunions auront lieu les 26 et 27 janvier. Toutes les parties concernées seront entendues une à une. Un comité de pilotage qui sera le reflet de toutes les parties sera installé. Un garant et un animateur « extérieur » en charge de piloter les réunions seront prochainement nommés. Il faut que chacun puisse s’exprimer et il y aura un scribe pour que chaque mot prononcé soit retenu. Aucun calendrier n’a été défini mais je souhaite que cela aille vite et que ce soit un minimum exhaustif. »

Autoroute Castres-Toulouse : « Lors du Comité de pilotage prévu début février, il y aura certainement une annonce sur une date pour le lancement de l’enquête publique » a précisé le représentant de l’Etat. « C’est vrai que l’on peut parler de retard, mais ce sujet on en parle depuis trente ans, bien avant mon arrivée dans le Tarn.»

Gens du voyage à Castres : « Il est difficile d’évacuer des gens du voyage qui n’ont pas d’aire » a indiqué le Préfet tout en rappelant que les communes de plus de 5000 habitants doivent avoir une aire d’accueil. « Cette obligation est-elle respectée à Castres quand l’aire d’accueil est fermée pour travaux depuis six mois ? » s’interroge le Préfet.

Intercommunalité : « La moitié des communes ont approuvé le schéma. On ne s’attendait pas à un tel résultat. Il s’agit de faire bénéficier, à un très grand territoire et un très grand nombre d’habitants, de l’aura de notre Région. La réunion de la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) aura lieu le 21 mars. Après, on va aller vite mais je suis ouvert à toutes modifications souhaitées par les élus. J’ai jusqu’au 30 juin pour arrêter le schéma qui devra être opérationnel le 1er janvier 2017. »