De l’Atlantique à l’Oural

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La présence de Vladimir Poutine aux obsèques de Jacques Chirac tient-elle seulement à une considération personnelle ou revêt-elle pour nous d’autres significations ?

Il est temps de se rendre compte que ce qui se passe avec la Russie, ne procède plus d’une seule rupture avec le marxisme-léninisme qui pourrait nous rassurer, mais se pose dans une continuité impériale antérieure à l’époque soviétique époque qui apparaît de plus en plus comme un épisode.

Hors, comme s’il n’y en avait pas eu assez avec l’Islamisme de la terreur, nous avons continué à désespérer ceux qui ne sont plus nos ennemis ! Il en fut ainsi de Vladimir Poutine qui aurait pu nous rendre des services éminents en Syrie et ailleurs.

Il semble que nous étions tombés dans une sorte d’anti-poutinisme primaire qui débouchait sur des actes proches de la malveillance comme ceux qui nous conduisirent à refuser la livraison de navires qui nous ont coûté cher puisque après les avoir faits, il a fallu les payer.

Monsieur Poutine se serait-il mal conduit en rentrant chez lui en Crimée, qui a toujours été russe puisque lorsque la France et l’Angleterre ont dû faire la guerre à la Russie, elles l’ont faite en Crimée, puisqu’aussi, lorsque Staline convoquait les alliés, il le faisait à Yalta ?

Les temps de Monsieur Hollande semblent terminés et donnent aux obsèques de Jacques Chirac l’allure d’une réconciliation.

Car, certains, croient encore, qu’après quatre-vingts ans effacés, l’histoire de la Russie va basculer dans le néant.

Ne voient-ils pas qu’entre l’Orient et l’Occident relevant de l’un comme de l’autre, présente sur la plus grande partie de l’Asie, côtoyant sur la moitié de ses frontières la Chine et le Japon et sur l’autre moitié toute les querelles d’un Islam qui la pénètre, détentrice des plus grandes richesses minérales encore inexploitées de la planète, la Russie reste au centre du monde et d’une part appréciable de son inconnu.

Jacques Limouzy

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