De Paris à Copenhague

Après les événements tragiques qui ont fait deux morts et cinq blessés à Copenhague la semaine dernière, les messages de soutien et de solidarité se multiplient, comme à Paris le mois dernier. Ces attentats font un parallèle évident avec les attaques qui ont frappé Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes : l’on souligne les similitudes entre les deux événements, dans deux villes qui portent des valeurs démocratiques fortes. Et, dans les deux cas, les mêmes effets d’un angélisme des politiques au pouvoir, d’un laxisme permanent face à la petite délinquance, d’un communautarisme grandissant des minorités, d’une fuite en avant dans l’extrémisme religieux face à un matérialisme occidental.

Nos politiques continuent à ne pas faire de constat objectif de la situation. A la place, et avec une lourde insistance, ils nous vendent de l’émotion, avec la culture de l’excuse institutionnalisée au plus haut niveau de l’Etat, dans le paradis du confort intellectuel dans lequel ils vivent mollement. Quand les faits sont contraires à l’idéologie, les faits ont tort !

Dans son journal « Libération » du 9 février, Laurent Joffrin écrit : « Les questions d’immigration et d’Islam sont bien au cœur du malaise français ». Pourtant son journal et ses amis clouent au pilori Zemmour, Finkielkraut ou Houellebecq qui disent les mêmes choses. Ils ont osé écrire ce constat et le tollé des bien-pensants bobo-gauchos a été immédiat. De même que certain politiques réduisent le fondamentalisme islamique à l’« obsession du FN » ! Que de bobards sur les joies du multiculturalisme ! Et nous voilà avec des jeunes mal ou pas assimilés qui se braquent dans un refus haineux de notre civilisation. Beau résultat ! Quand on nourrit des serpents, il faut s’attendre à être mordu. Je ne suis pas sûr que tout le monde ait bien pris la mesure du péril, encore aujourd’hui. Nos « élites », très douées pour se réveiller en retard, ne savent pas comment prendre le problème, ni sur le plan sécuritaire, ni sur le plan de l’éducation. Je crains que nous ne regardions grandir d’autres Mérah, d’autres Kouachi ou Coulibaly, voire El Hussein comme au Danemark, sans jamais rien faire pour les recadrer. Ils pourront continuer longtemps encore à naufrager leur propre existence et à massacrer les autres. Je crains aussi des politiques sécuritaires inefficaces, faute de sanctions judiciaires rapides et appropriées. Mais espérer une révolution culturelle de l’Education Nationale et de la Justice, c’est sans doute trop demander.

Et puis, dans cette affaire de Copenhague, je me pose une question : que faisait au juste l’ambassadeur de France François Zimeray au débat ensanglanté par cette terrible agression ? Que pense le gouvernement de sa présence, avec prise de parole inaugurale, à un débat organisé pour le soutien à un dessinateur ayant représenté Mahomet avec une tête de chien ? Ce n’est pas à l’Etat, ni à ses représentants, de venir s’exhiber de manière à bien signifier aux dingues extrémistes du monde entier que le Mahomet à tête de chien est devenu une spécialité académique officielle et subventionnée, promue par les ambassadeurs entre le cognac et le camembert…

Arrêtons la langue de bois et le « politiquement correct ». Il y a un certain acharnement à tenter de réduire les attentats à des actions de pauvres types impulsifs marginalisés par nos sociétés injustes et discriminatoires. Non. Il s’agit bien d’une guerre de civilisation, contre ces nouveaux barbares. Et pas seulement en Europe : dans nombre de pays d’Afrique aussi, qui ne se plient pas aux impératifs de ces islamistes… Je trouve insupportable le silence et l’absence de SOS Racisme, du MRAP et autres officines de cet ordre, à l’indignation bien sélective. N’est-ce pas leur rôle d’apaiser les tensions, de donner leur avis, eux que l’on entend si souvent ? Jamais, il est vrai, pour dénoncer des faits de racisme anti-blanc, de christianophobie ou d’antisémitisme !

Islamo-fascisme, totalitarisme, usage de la violence, refus de la démocratie, sexisme, racisme, toutes les conditions sont réunies. Durant la seconde guerre mondiale, une légion islamique envoyée par le grand mufti Hadji Amin a combattu aux côtés d’Hitler ! Ne serait-ce que le début ? Il faut s’attendre à pire ? Tant que les autruches auront la tête dans le trou, cela ira toujours plus mal. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé dimanche que « les premières victimes, psychologiques et politiques, des attentats islamistes sont les musulmans ». C’est cela. Encore le slogan « Padamalgam ». Il mérite du goudron et des plumes !…

Pierre Nespoulous