Du Séminaire de Castres à la loi de 1905 :  EMILE COMBES – Le fondateur spirituel de la laïcité

A paraître à la rentrée de septembre aux Editions Privat un ouvrage de Jacques Limouzy

Du Séminaire de Castres à la loi de 1905

EMILE COMBES : Le fondateur spirituel de la laïcité

« Je suis un spiritualiste convaincu » écrivit ce président du Conseil dans la relation qu’il fit de son ministère, l’un des plus longs que connut la IIIème République. Cette spiritualité d’Emile Combes fut celle qui n’accepta le positivisme que pour sa méthode mais que séduisit la pensée pourtant ambivalente de Renan. Aussi est-ce à la manière d’un schisme qu’il éleva dans une cathédrale de la libre pensée une laïcité combattante face à une Eglise universelle et multiséculaire. Or, le rapport d’Aristide Briand devant la Chambre des députés devait donner à la vision de Combes une autre orientation.

Jacques Limouzy apporte un regard nouveau en éclairant ce débat très français de considérations iconoclastes sur Emile Combes, ce qui lui fait écrire que ce dernier a défendu une construction spirituelle de la loi de 1905, quand Aristide Briand en a fait un texte majeur du droit public des libertés. L’auteur donne corps à cette thèse en explorant les convulsions religieuses du pays natal d’Emile Combes, qui est aussi le sien, et son parcours comme élève puis enseignant au séminaire de cette ville jusqu’au vote de la loi de 1905.

La conciliation parait difficile car pour l’un nous approchons de la métaphysique et pour l’autre du pragmatisme de la politique.

Cet ouvrage contient l’évocation de plus de 74 auteurs ou illustrateurs des évènements historiques et contemporains qui conduisirent à la Séparation de l’Eglise et de l’Etat et à la définition ambivalente de la laïcité.

Au Sénat, à la Chambre, au gouvernement de la République, à Rome, au Vatican, mais aussi à Albi, à Castres et ailleurs, les acteurs ou les témoins des événements, du combisme à l’an­ticombisme, comme à tous les autres qui, au cours du temps, avaient entrevu la nécessité de cette dernière pragmatique sanction que fut la loi de 1905.

La survenance de la Séparation, parce qu’elle était précédée dans l’Église d’Albi et l’ancien dio­cèse de Castres d’antériorités singulières, ne fut pas reçue comme ailleurs.

Parce que depuis près de mille ans, la foi la plus scrupuleuse y fut aussi la plus contrariée. Nul ne montait les marches de la Sainteté sans rencon­trer les frontières du doute.

Parce qu’enfin, la fille aînée de l’Église lui resta souvent rebelle ; ses rapports avec le Saint-Siège ne furent pas un long fleuve tranquille. Le diocèse de Castres et ses évêques eurent leur part dans ces anciennes séparations contestations à travers un gallicanisme sans cesse renaissant.

À Castres depuis le même établissement (le Petit Séminaire) où ils furent élèves puis enseignants, deux acteurs de ce drame se détachent : l’abbé Louis Birot, qui côtoya le « modernisme », et, bien avant lui, Émile Combes, qui, depuis ce séminaire parvenu au sommet de l’État, fonda la laïcité.

A Castres depuis le même établissement (Le Petit Séminaire) où ils furent élèves puis enseignants, deux acteurs de ce drame se détachent : l’abbé Louis Birot qui côtoya « Le Modernisme » et bien avant lui, Emile Combes qui, depuis ce séminaire parvenu au sommet de l’Etat, fonda la laïcité.