Élections présidentielles : le clairon des médias sonne l’ouverture des jeux

Les présidentielles dont le monde politique et le monde tout court recommencent à parler ont, depuis le quinquennat, cette permanente présence caractérisée par la brièveté d’une existence d’un an, sur les cinq années qui leurs sont accordées. Les deux premières années sont en effet consacrées à tenir tant bien que mal les promesses de la campagne, et les deux dernières aux exigences d’une réélection dont la probabilité reste incertaine.

Ce sont là les vices d’un quinquennat qui aboutit, dans un vote successif mais semblable, à contenir les deux titulaires du suffrage universel que sont le Président et l’Assemblée nationale.

Ceci conduit, soit à une assemblée introuvable parce qu’elle s’identifie au Président, soit à une assemblée défigurée par des frondes nombreuses mais sans issue.

Le deuxième écueil du quinquennat est qu’il conduit par sa brièveté à un vote négatif qui s’exprime largement contre le titulaire du mandat précédent, mais beaucoup moins pour son successeur éventuel. Ainsi, le résultat des présidentielles s’illustre beaucoup plus par l’échec du président battu que par l’élection du président élu.

Ce choix négatif fait penser aux paroles de la Reine Hortense qui, s’adressant à son fils Napoléon III, disait : « Ton père est le moins mauvais parmi les hommes que je n’ai pas aimés ».

Jacques Limouzy