Elections régionales et départementales : la fin d’un turbin !

Les débats qui viennent de se terminer au Parlement concernant la date des élections régionales et départementales ont eu pour conséquence de révéler les intentions suspectes de certains qui souhaitaient parvenir au rapprochement de quatre élections d’objet différent, mais dont la conduite politique aurait été unique.

Le vœu aurait été qu’à la suite des élections présidentielles et législatives s’ajoutent, quelques semaines après, les élections régionales et départementales. Ce qui aurait donné quatre consultations dont l’expiration aurait été elle aussi unique.

Cette manière d’imaginer l’avenir de quatre scrutins ne pouvait être que d’un d’esprit aventurier situé dans l’actuelle majorité présidentielle de l’Assemblée nationale dont on comprend le souhait de voir s’ajouter au succès d’Emmanuel Macron celui des trois autres élections.

Ainsi, le Président, élu en mars 2022, patronnerait trois élections : législatives, régionales et départementales, naturellement dans le même sens.

La mise en œuvre de ces intentions consistait à demander de déplacer les scrutins départementaux et régionaux du mois de juin au mois de septembre ou octobre prochain, sous le prétexte qu’ils auraient pu se tenir avec une aisance plus grande dans une ambiance sanitaire moins lourde.

Certains savaient bien que ce rapprochement, une fois obtenu, avait peu de chance d’être accepté car il se serait trouvé lui-même à moins de six mois de la campagne présidentielle.

La solution restait alors de les reporter après les élections présidentielles, comblant ainsi le vœu des initiateurs.

Aboutir à cette situation aurait été rêvé par certains au nombre desquels se trouve l’encombrant commissaire au plan, M. François Bayrou, dont la compétence prévisionnelle est sans bornes.

L’ensemble de ces espérances portées par des manœuvres politiques s’appelle, dans l’argot des professionnels : un turbin.

Il est maintenant certain que la date des élections régionales et départementales ne subira qu’une ride d’une semaine sur l’océan d’un turbin de Vaudeville qui s’effondra d’abord à l’Assemblée nationale puis qui fut évacué au Sénat où il ne lui resta que 8 voix.

Le Premier ministre fit preuve en faveur de la solution adoptée d’un activisme valeureux qui montra, à l’évidence, qu’il n’avait jamais pensé en soutenir une autre.

Jacques Limouzy