Elections sénatoriales : les pronostics de « La Semaine »

L'hémicycle du Sénat (photo (c) Sénat)

Le dimanche 27 septembre auront lieu dans la moitié de la France les élections sénatoriales. Dans le Tarn, qui compte deux sénateurs, l’un des sortants ne se représente pas. Que peut-il se passer ?

Philippe Bonnecarrère, qui se représente, nous paraît avoir rempli avec rectitude ses fonctions de sénateur, que ce soit sur le plan local ou sur le plan national où, rappelons-le, il est membre de la célèbre commission des lois du Sénat qui est une forteresse de la République et un cénacle du droit français. Nous ne voyons aucune raison majeure pour que son projet ne puisse être mené à bonne fin.

Paul Salvador, maire de la très jolie cité de Castelnau-de Montmiral et conseiller départemental, assure également la présidence de Tarn Tourisme au sein du Département. Il est surtout le président de la Communauté d’agglomération de Gaillac-Graulhet qui est la plus importante après celle de Castres-Mazamet. Il a comme suppléante Françoise Noguès, adjointe au maire de Burlats et membre de la Communauté de communes Sidobre-Vals et Plateaux. Paul Salvador a été qualifié jusqu’ici par les commentateurs de centre-droit mais l’on sait qu’il a d’importantes amitiés à gauche. Il peut donc représenter assez bien l’ambivalence du Département. Il a des chances sérieuses.

Michel Franques est lui aussi conseiller départemental ; il est en outre le premier adjoint de Madame le Maire d’Albi. Sa candidature nous paraît des plus naturelles, surtout après les dernières élections municipales où la liste sur laquelle il figurait avait subi des attaques inadmissibles et injustifiées de Philippe Folliot.  Monsieur Folliot ayant eu la même attitude avec la liste municipale sortante de la ville de Castres, il paraît inévitable que les électeurs sénatoriaux de Castres se joignent à ceux d’Albi dont ils ont partagé les épreuves. Michel Franques sera assisté par Véronique Ourliac, maire de Poudis et vice-présidente de la Communauté de communes Lauragais Revel et Sorèzois.

Vincent Garel, maire d’Aiguefonde, conseiller régional et Président du Comité régional du tourisme représente le groupe radical-socialiste. Il est en outre l’un des vice-présidents de la Communauté d’agglomération de Castres-Mazamet. Sa suppléante est Alexia Bousquet.

Philippe Folliot ne croit pas devoir assumer pour deux ans encore son mandat de député mais pense plutôt prendre au Sénat six ans de repos compensateur. Il sera accompagné de Marie-José Kerboriou-Guiraud. L’inconvénient majeur de sa candidature est qu’une loi de 2017 permet à sa suppléante de lui succéder sans qu’il soit recouru à une nouvelle élection comme cela se faisait jusqu’alors. Il ne faut donc pas oublier que si d’aventure, Philippe Folliot était élu sénateur, une dame que nul ne connaît à Castres et qui a été rejetée politiquement à Albi, deviendrait alors députée du Tarn sans tambour ni trompette. Notre hebdomadaire considère donc pour cette raison que l’élection de Philippe Folliot serait calamiteuse pour notre territoire.

Frédéric Cabrolier représentera comme à son habitude le Rassemblement national ; il a choisi Esméralda Lapeyre comme suppléante.

Que les six autres candidats (*) ne croient pas à notre indifférence mais plutôt à une méconnaissance de leur personne, de leur obédience et de leur qualité. Ils ont eu probablement à cœur d’écrire aux 1 115 électeurs sénatoriaux pour préciser leur image.

Dans le cadre des deux tours probables, ils auront à préciser leur position qui va du maintien au retrait, en passant par le soutien ou l’indifférence envers ceux qui partageront le combat.

La Semaine

(*) * Caroline Antonio. Suppléant : Gregory Mirtain ; Myriam Madeline-Maugin. Suppléant : Stéphane Deleforge ; Pascal Pragnère. Suppléante : Catherine Manuel ; Thierry San Andres. Suppléante : Danielle Paturey ; Didier Somen. Suppléante : Muriel Alary.