Folliot et Bonnecarrère favorables à la déchéance de nationalité

Comme il est désormais de tradition, c’est ensemble que le Sénateur, Philippe Bonnecarrère, et le Député, Philippe Folliot, ont présenté mercredi dernier leurs voeux aux élus tarnais. Dans la salle des fêtes de Lombers, ils ont accueilli côte à côte plus d’une centaine de participants ayant répondu à leur invitation conjointe, parmi lesquels de nombreux maires, conseillers municipaux et départementaux ou représentants du monde économique et associatif.

« Les élections sont passées mais la tradition perdure », se réjouissait d’ailleurs le Sénateur tarnais. Justement, concernant les dernières échéances électorales (Département et Région), Philippe Folliot a été très clair sur le sujet : « Le PS n’a jamais été aussi bas dans le Département mais en bénéficiant d’un système politique désormais tripolaire, la quasi-totalité des élus de gauche ont été reconduits dans leur fonction.» Toujours, sur ce sujet, s’il s’est dit « combattre les idées du FN qui véhiculent des principes et des valeurs qu’il ne partage pas », le député tarnais a rappelé « qu’il fallait respecter leurs électeurs ».

Auparavant, son collègue du Sénat a salué le relais indispensable des élus locaux. « Les contacts réguliers sur les projets locaux comme sur les textes débattus au Sénat permettent d’avancer » a-t-il dit. Il a insisté sur cette étroite collaboration qui est indissociable de la pratique politique. « Chacun dans son rôle doit apporter sa contribution » a souligné Philippe Bonnecarrère.

Sur l’emploi, les deux parlementaires sont unanimes «des pays européens ont trouvé des solutions, pas la France, alors que sur le plan économique tous les clignotants passent aux verts les uns après les autres».

Philippe Bonnecarrère et Philippe Folliot sont revenus sur l’année 2015, « une année 2015 qui aura été terrible pour notre pays, frappé de plein fouet par des attentats monstrueux ». Pour eux, 2016 sera une année de combats « pour défendre les valeurs de la République ».

Quant à la révision de la Constitution et l’épineuse question sur la déchéance de nationalité, Philippe Bonnecarrère et Philippe Folliot ont dit clairement qu’ils n’auront aucun état d’âme à voter « oui » aux deux propositions. «On a le droit, en tout cas c’est mon souhait, de déchoir de la nationalité quelqu’un qui, combat la France, combat tout ce que nous représentons comme valeurs » a précisé Philippe Bonnecarrère.

« Nous n’avons pas à nous voir imposer des gens qui combattent tout ce que nous sommes. Ces gens-là doivent pouvoir être déchus de la nationalité française  », a poursuivi Philippe Folliot.