Georgette Balayé, figure de la résistance, s’est éteinte

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Photo du livre témoignage « Rencontres en Pays Castrais » de Jean-Pierre Gaubert

Madame Georgette Balayé nous a quittés en ce début du mois d’avril à la veille de ses 100 ans qu’elle aurait fêté le 22 mai. Issue de la célèbre famille d’industriels de Castres, elle a vécu une vie marquée par la guerre.

Résistante de la 1ère heure, particulièrement active dans le réseau « Gilbert » elle connaîtra les prisons célèbres de la Gestapo dont Montluc à Lyon, ainsi que les méthodes barbares des nazis. Déportée en Allemagne, elle rencontrera l’horreur des camps d’extermination. Après plusieurs camps, elle sera envoyée au camp de Buchenwald qu’elle quittera lors de l’arrivée des troupes de Staline.

Les cendres de Georgette Balayé ont été déposées ce vendredi dans la tombe familiale, au cimetière protestant Saint-Jean.

« Avec sa disparition, le Département perd une figure de la Résistance« , a commenté Christian Pourcel, Délégué Général du Souvenir Français qui avait demandé aux porte-drapeaux de venir lui apporter le salut de tous les anciens combattants et « pour lui rendre le dernier hommage que son passé de Résistante, de Déportée, de témoin pour les générations d’après-guerre, lui ont fait mériter. » Et de conclure, «il est de notre devoir de rendre hommage à la détermination de cette femme. Son attachement à la dignité de la personne et son courage ont valeur d’exemple».

L’ancien journaliste Jean-Pierre Gaubert avait écrit dans « Rencontres en Pays Castrais » (Souvenir, échos, émotions) la biographie de celle qui était surnommée « Ninette ».

Extraits du livre témoignage « Rencontres en Pays Castrais » de Jean-Pierre Gaubert