Hollande ou le PS effondré

On connut dans notre histoire des rois fainéants¹ et indécis², des rois libertins³, un président de la République errant en pyjama sur un quai de gare après être tombé de son train, mais on n’eut pas jusqu’en 2012 de chef de l’Etat résumant en si peu de temps la multitude des turpitudes de ses prédécesseurs.

On désignera ainsi son temps comme celui du quinquennat de la honte.

Un temps où les Français, unis au moins pour une fois, auront tous eu honte de leur président, certains de leurs votes et beaucoup de leurs représentants de terroir.

Narcissique, léger et faible, préférant s’entretenir de très longs moments avec des journalistes plutôt qu’avec ses ministres, incapable de prendre des décisions exceptées la répudiation de sa favorite, Valérie T. et l’abandon du combat ultime, ce président aura réussi la prouesse de déchirer son camp et le pays, suscité l’insubordination de ses ministres et de ses députés, trahi ses engagements et les valeurs supposées de son camp.

Pourtant, sa décision de n’être pas candidat à l’élection présidentielle ne peut être réduite à sa seule personnalité. C’est le PS avec lui qui s’effondre, un parti, qu’il invitait dans un livre fameux à « se suicider » ! Car ce sont les militants et les sympathisants socialistes qui l’ont choisi aux primaires de 2011. Ce sont des députés PS qui ont sciemment décidé de matraquer fiscalement les Français. Ce sont eux qui ont désarmé, dès 1997, le pays dans la guerre économique mondiale avec les 35 H, ce sont les réseaux et les intellectuels socialistes qui ont entretenu le culte de la repentance historique, popularisé l’absurde théorie du genre, préféré les immigrés aux ouvriers, la lutte des classes au consensus syndical dans l’entreprise et les administrations, couvé les minorités de toutes sortes – religieuses, ethniques et sexuelles – au mépris de l’égalité républicaine et de la souveraineté de la majorité, entretenu le « droit –de- l’hommisme » dans notre diplomatie au détriment de l’alliance de nos intérêts et de nos valeurs.

Ce sont les mêmes qui, invoquant les mânes de Jaurès et de Blum, parfois même de Jeanne d’Arc et du Général, piétinent les sentiments et la dignité d’un peuple qu’ils n’aiment plus parce qu’il ne leur ressemble plus.

Le peuple, les socialistes s’en moquent. Ils ne l’écoutent plus, ils ne vivent plus avec lui depuis longtemps, ils ne peuvent plus le comprendre : ils ne sont plus qu’arrogance et lâcheté, cécité et surdité.

Ils ont eu le front, comme les dirigeants du FN, de reprocher à François Fillon la « brutalité » de son projet alors que notre pays est à genoux par un chômage de masse, la désespérance de sa ruralité et des « quartiers » livrés à des bandes criminelles ; un pays qui a perdu toute liberté, un Etat rendu impuissant par une dette qui ne cesse de gonfler et soumet la France à ses créanciers étrangers.

Un peuple qui n’est plus défendu perd le goût du bonheur.

Un peuple dont les pères craignent que leurs enfants aient une vie plus dure que la leur n’a pas d’espérance.

Un peuple dont la politique familiale est détruite n’a pas d’oxygène. Un peuple auquel on cache la grandeur de son histoire pour lui préférer ses zones d’ombre n’a plus de fierté. Un peuple forgé par 1500 ans d’histoire nationale et de conquête de ses libertés qu’on livre au communautarisme et à un fondamentalisme moyen-âgeux, devient enragé. La colère est partout quand la justice est nulle part.

C’est pourquoi 2017 est l’année de tous les dangers ou de toutes les chances : le danger du déclassement et des déchirures profondes, ou les chances du redressement et de la fierté retrouvée.

En finir avec le hollandisme, c’est fermer la parenthèse de décennies de déclin et d’appauvrissement.

En finir avec un parti socialiste qui a trahi les idéaux de la gauche et met autant d’énergie à importer les malheureux du monde entier qu’à exporter nos talents est un devoir national : tous les républicains et les patriotes doivent maintenant s’engager.

C’est l’appel que je lance, dans le Tarn, à Castres, pour François Fillon et pour la France.

fançoi