Ils ne se cachent même plus !

Macron en rêvait, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel l’a fait… Peu avant 9 h., ce lundi 13 septembre, la chaîne de télévision Cnews a publié un communiqué de presse annonçant la nouvelle : « Bien qu’Eric Zemmour ne se soit pas déclaré candidat à l’élection présidentielle qui aura lieu dans sept mois, le CSA, par sa décision du 9 septembre contraint Cnews et Eric Zemmour à ne pas pouvoir continuer l’émission qu’ils faisaient ensemble. La chaîne d’information Cnews regrette une telle décision, qui prive des millions de téléspectateurs des interventions du chroniqueur ». Participant depuis exactement deux ans à l’émission « Face à l’info » de Christine Kelly, Eric Zemmour est considéré comme responsable du succès d’audience et de l’immense progression de la chaîne Cnews.

Les commentateurs citent à bon escient cette phrase que l’on attribue à Voltaire : « Je ne partage pas vos idées, mais je me battrais jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer ». Certes elle est apocryphe, mais l’on sait qu’elle a été exprimée pour résumer la pensée voltairienne dans un livre publié en 1906 par l’anglaise Evelyne Beatrix Hall ; « The friends of Voltaire ». Ce qui met les Français en colère, c’est la multiplication des mesures coercitives. Là, comme pour la crise sanitaire, quelle que soit notre position sur le sujet, l’on note l’inclinaison donnée à notre société : nous plongeons dans le monde des interdits, de la censure, des contraintes. N’est-ce pas inquiétant ?

Que l’on aime ou que l’on n’aime pas Eric Zemmour, l’on constate encore une belle hypocrisie ! Journaliste, il intervenait avec une carte de presse validée et non comme un candidat à la présidentielle qu’il n’est pas, puisque, comme vous et moi, pas déclaré. Ce CSA, composé d’inutiles, bâillonne la liberté d’expression qu’il est censé protéger et ses petits commissaires politiques ont lâché leurs idéaux. Mais il est aux ordres ! Le CSA décompte officiellement ici le temps de parole d’un non-candidat, ce qui n’est pas conforme à la loi Evin. C’est énorme, de voir une institution chargée de faire respecter la loi, la violer, même si ce n’est pas la première fois. Le système médiatique est gangrené par ceux qui en ont le contrôle.

C’est comme interdire à un éditorialiste d’écrire dans un journal. Selon Renaud Camus, la liberté de penser n’est pas en péril dans notre pays : elle n’existe plus ! Mais il y aura toujours de beaux esprits pour affirmer que nous sommes toujours en démocratie. Une démocratie où l’on fait taire les gens, cela ressemble aux « républiques démocratiques populaires » de l’ancienne URSS. Macron et les siens ont inventé un nouveau type de système politique, la république oligarchique tyrannique. Le CSA prend le relais ds juges… La machine est en marche.

Eric Zemmour ne met pas un pistolet sur la tempe des gens pour leur dire de le regarder. Mais les gens veulent l’écouter. Pourquoi ? Sans doute pour sa capacité à débattre et aussi à exprimer ce que pensent beaucoup de Français qui n’ont pas la parole. La réaction des « confrères » a été prudente et modérée. Quelques exceptions, comme ce benêt d’Aphatie ou Julien Dray qui, plein de suffisance, déclare que Zemmour avait peur de débatte avec lui. La jalousie et l’envie semblent même être plus fortes que l’opposition politique : il faut dire que, le recevant dans leur émission sur une chaîne du « service public », Ruquier et Salamé, comme des Thénardier de l’audiovisuel, ont fait fort dans le genre hargneux, croyant traiter l’invité comme un lapin dans un banquet de chasseurs. Un grand moment de haine à l’état pur ! C’est à un point où l’on se demande s’ils ne le font pas pour faire passer Zemmour pour la victime !

Le CSA a donc eu la peau d’Eric Zemmour. Et qui pilote le CSA en sous-main ? Le Président, affirment les commentateurs avisés. C’est ce genre de censure qui abîme notre démocratie. Peut-on lui rappeler, à lui qui méprise la culture française, la célèbre phrase de Beaumarchais « Sans la liberté de blâmer il n’est pas d’éloge flatteur, et il n’y a que les petits hommes qui redoutent las petits écrits. » ? Et, s’il fait fi de l’Histoire de France, lui rappeler aussi que les abus de la censure ont coûté son trône à Charles X !