Jour de fête

Partager sur :

La fête à Macron s’est déroulée sans encombre, sauf un risque heureusement évité : qu’il y ait autant de forces de l’ordre que de manifestants, ce qui aurait pu conduire à des fraternisations inopportunes.

Pourtant le héros de la journée, Jean-Luc Mélenchon, n’avait pas épargné sa peine. Tel le tambour de Roquevaire, il avait battu le rappel des égarés, des mécontents et de ceux qui ne savent pas qu’ils le sont, des débris de l’ancienne gauche, des diversités de l’ultragauche et même des révolutionnaires de café-concert comme Monsieur Besancenot.

Or, beaucoup ne sont pas venus, jusqu’à l’antédiluvien Martinez. Pourquoi ?

Parce qu’il s’agissait seulement de choisir et d’introniser le chef d’une opposition, la seule et unique qui éliminera toutes les autres.

Comment ne pas voir que c’est aussi le souhait du Président, qui recevra ce cadeau pour sa fête : l’hypothèse d’un combat singulier avec M. Mélenchon qui étonnera tout le monde ?

Comment ne pas voir aussi que le Président choisit toujours le pire ?

Comme il l’a fait en se faisant interroger par deux journalistes agressivement négligés et qui n’on tiré sur lui que depuis le bunker de leurs propres convictions.

Voilà pourquoi le Président Macron est heureux le jour de sa fête que lui offre Jean-Luc Mélenchon de savoir qu’il souhaite éliminer toutes oppositions autres que la sienne, le Président compte même l’avoir comme adversaire aux prochaines présidentielles.

Le Président a choisi le pire, dira-t-on, mais le pire s’il n’est pas toujours sûr n’est jamais majoritaire.

Jacques Limouzy