Justice : le Barreau de Castres s’associe à la journée « Justice morte »

Partager sur :

« Encore une journée de mobilisation nationale « Justice morte », à laquelle bien évidemment le Barreau de Castres s’associe en votant la grève de toutes activités juridictionnelles ce mercredi 19 décembre 2018.

Encore une journée « Justice morte » pour rien ? Espérons que non.

Toute cette année 2018, les Avocats se sont mobilisés sur le projet de réforme de la Justice, au niveau national et régional par leurs institutions représentatives, au niveau local par leurs Bâtonniers et, bien entendu, à titre individuel.

Les Avocats ont travaillé sur ce projet de réforme de la Justice et, en professionnels du droit et praticiens qu’ils sont, ont émis auprès de la Chancellerie et des Parlementaires des propositions concrètes et précises.

Non par esprit de corporatisme mais par nécessité de préserver l’égalité d’accès à la justice dans les territoires, l’accès aux droits de nos concitoyens, la défense de leurs libertés individuelles et publiques, gravement atteints par les importantes modifications à venir en matière de procédure civile, de procédure pénale et d’organisation territoriale des Tribunaux et des Cours d’Appel.

Or, en cette fin d’année, il est à déplorer que le travail conséquent et de qualité fourni par les Avocats ait été mis à néant par le biais d’amendements de dernière minute soumis au vote par des Parlementaires de la majorité présidentielle.

Il est également à déplorer que le vote du texte en première lecture à l’Assemblée Nationale ait été effectué « en catimini », dans la nuit, avec un résultat (88 voix pour et 83 voix contre) démontrant une forte opposition à un texte de « gestion de la pénurie et de l’indigence ».

Il est enfin à déplorer, et à fermement condamner, les propos mettant gravement en cause la moralité des Avocats et des Bâtonniers, tels qu’ils résultent d’une lettre ouverte en date du 14 décembre 2018 commise par les Députés rapporteurs du projet de loi.

La Justice, service publique essentiel à la cohésion de notre société, ne peut être exclue du « nouveau contrat pour la Nation » et du « grand débat national » proposés par le Président de la République.

Il est donc d’impérieuse nécessité d’arrêter le processus parlementaire pour créer les conditions d’un débat public le plus large possible sur la Justice. »

Georges Pointeau,
Le Bâtonnier     

 

Tags: