La région Occitanie va expérimenter la gratuité des trains pour les jeunes de 18 à 26 ans

A l’occasion de la visite du site de production de SAFRA, ce lundi 8 février, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a présenté en présence de Philippe Bru, directeur régional SNCF Voyageurs Occitanie, les nouvelles mesures incitatives en faveur du transport, notamment l’expérimentation de la gratuité pour les jeunes grands voyageurs.

« Aujourd’hui, l’urgence climatique nous impose de revoir nos modes de vie, notamment nos modes de déplacement. S’adresser aux jeunes, c’est leur permettre de prendre très tôt la bonne habitude. Ils sont mobilisés, conscients des enjeux, c’est eux qui construiront le monde de demain. Et ce n’est pas une gratuité sans contrepartie, c’est une gratuité co-construite qui est proposée à tous les voyageurs de 18 à 26 ans : ils s’engagent à prendre le train très régulièrement », a déclaré Carole Delga présidente de la Région Occitanie.

+=0 : l’expérimentation de la gratuité pour les jeunes grands voyageurs

La Région Occitanie propose en effet aux jeunes de 18 à 26 ans utilisant régulièrement les trains régionaux liO, de voyager chaque mois gratuitement. Les 5 premiers allers-retours sont au tarif de 50% et dès le 6ème aller-retour, le voyageur de moins de 26 ans pourra circuler gratuitement sur le réseau pendant le reste du mois. Enfin, dès le 11ème aller-retour, il crédite un « compte mobilité » qui lui permettra d’engranger les trajets qui lui accorderont automatiquement la gratuité le mois suivant.

La mesure expliquée en vidéo sur : https://youtu.be/ENzTslbqmgk

Lancement des inscriptions à l’expérimentation le 22 février prochain

La première phase de cette gratuité est expérimentale et s’adresse à un panel de 2 000 jeunes qui testeront la méthode et l’application proposée. L’inscription à l’expérimentation sera ouverte à compter du 22 février prochain sur le site www.ter.sncf.com/occitanie. La gratuité débutera pour ces 2 000 jeunes à partir du 1er avril, jusqu’au 31 août, pour une généralisation, si l’offre est concluante, à compter du 1er septembre 2021.

Une simple application sera à télécharger, qui permettra au voyageur de s’identifier et de signaler sa montée et sa descente du train. Cela permettra de comptabiliser ses trajets dans son « compte mobilité » et d’octroyer la gratuité des trajets.

Plafonnement des abonnements : pour les abonnés, le trajet passe un 1 €

La Région Occitanie a également décidé de plafonner ses abonnements à 90 €, contre 190 € jusque-là. Ainsi, avec la prise en charge de 50% de l’employeur, aucun trajet n’excèdera 1 €. Cela représente une baisse tarifaire pour près d’un quart des abonnés (2 200 sur les 10 000 aux trains liO) et un gain de pouvoir d’achat d’en moyenne de 50 €. Cette nouvelle réduction s’inscrit dans une politique tarifaire globale des transports en commun et fait suite au plafonnement des trajets des cars liO à 2 €.

Parallèlement, la Région rénove les trains pour plus de confort

La Région a confié à l’entreprise SAFRA à Albi (81) la rénovation de 19 des 83 rames AGC actuellement en circulation. Débutée en janvier 2021, cette vaste opération s’étalera jusqu’en décembre 2022. Au total, ce sont 16,3 M€ qui sont investis, au bénéfice du confort des voyageurs et de la qualité de service à bord.

Cet investissement est aussi un véritable atout pour l’emploi sur le territoire, permettant la création de 14 emplois. Il renforce ainsi le positionnement de l’Occitanie comme un pôle d’excellence dans le domaine de la production ferroviaire, avec la présence sur le territoire régional d’Alstom et CAF.

L’objectif est la rénovation de l’intégralité des rames à l’horizon 2030.

Première mondiale : la Région expérimente aux côtés de SAFRA le rétrofit des autocars

S’adressant à SAFRA, fleuron français des mobilités vertes, la Région Occitanie a confié l’expérimentation d’autocars à propulsion d’hydrogène pour expérimenter cette innovation sur 15 véhicules des lignes régulières liO. Cette expérimentation permettra de finaliser la mise au point de la solution technique et de valider sa viabilité. A terme, ce sont 2 000 véhicules qui seront ainsi transformés d’ici 2030.