La Revue du Tarn revisite « Les arts du spectacle »

La couverture est aux couleurs du Grand Théâtre d’Albi, devenu lieu majeur des créations programmées par la Scène nationale. Pascal Paris, son ancien directeur en rappelle la construction. En amont, ce numéro de la revue plonge dans les expressions artistiques locales souvent oubliées, celles des villages, des tréteaux amateurs.

Il donne la parole aux acteurs impliqués dans le théâtre, la musique, la chanson, le cinéma.

La scène théâtrale a une belle place avec Albert Vidal à Mazamet, par la plume de Rémy Cazals, le Foyer Laïque de Cunac par René et Jacquie Deléris, les Mascarades d’Alban d’Yves Carrel, le théâtre en occitan de Villeneuve-sur-Vère par Jean-Marc Vieules, « Les Etudiants Comédiens » par le grand Jean-Claude Souyri qu’on appelait Bébel. Martine Houdet fait revivre la troupe des « Libellules » et Jacques Bigot, la compagnie Michelot, qui a duré plus de vingt ans. Il se souvient aussi, comme tous les Albigeois, du fameux festival de théâtre de Guy Vassal, qui enchantait la cour du palais de la Berbie.

Robert Fabre évoque « Le Club des Bizarres », créateurs des années 50 qui donnaient des revues en musique et en chansons dans les cafés d’Albi.

Jean-Michel Déprats, l’Albigeois traducteur de Shakespeare se confie à Jacques Cérini.

Pour la musique lyrique, Marie-José Amalvy nous présente : « Les Compagnons du Théâtre » de Castres, Georges Protet rappelle la place de « L’Académie d’été » du Festival de Musique d’Albi, un des grands moments de la vie culturelle d’alors.

Jacques Cérini, « Teddy », retrace l’épopée des pionniers tarnais du rock. Le cirque, c’est le sujet d’un passionné, Bernard Albarède qui a monté un musée qui lui est consacré.

Le cinéma aux couleurs du Tarn revit par la plume de Jean-Louis Cros, fils de Louis Cros, tous deux cinéastes et de Paul Bigou, créateur du festival 9,5 mm d’Albi. Aluserpit, le caricaturiste se déchaîne et tous les chroniqueurs

sont en forme. Un numéro de fête consacré aux spectacles qui, comme acteurs ou spectateurs, nous sont nécessaires.

Robert Fabre

Revue du Tarn, n° 248 – Hiver 2017