La sécurité jusqu’ici trop passive doit devenir offensive

Certes nous avions pris l’habitude d’envelopper les nations syriennes, pakistanaises, irakiennes, arabes et autres sous le terme général de « musulman » qui concernait d’abord la religion.

Ces peuples en avaient usé d’eux-mêmes en appelant les peuples non musulmans du nom de « chrétiens » bien que beaucoup ne le soient pas.  Il s’agit là de simplifications imposées par l’Histoire.

Pour le terrorisme islamique d’aujourd’hui, la France est toujours la France chrétienne et ce sont les chrétiens qu’on abat.

Cette réaction barbare vient encore de trouver son résultat dans une basilique de Nice, conduisant les pouvoirs publics à se demander si la sécurité dont ils sont responsables ne conduirait pas à fermer les églises.

En effet, nous rappellerons que c’est la sécurité qui a fait naître le pouvoir politique. Et, si cette fonction de sécurité n’est pas exercée, ce pouvoir politique se dégrade.

Ainsi, aujourd’hui, imaginerait-on voir un homme muni d’un couteau entrer dans une mosquée et s’en prendre au premier venu, alors que la logique criminelle conduit ce même homme à pénétrer à peu près partout notamment dans une église ?

La même logique, devenue sécuritaire, devrait donc fermer les églises et laisser ouvertes les mosquées puisque le risque n’existe pas dans ces édifices de culte.

Ce syllogisme n’est pas simpliste, il peut aider à montrer combien un pouvoir politique peut imperceptiblement se transmettre à ceux qui imposent leur sécurité.

Car, comme on vient encore de le voir à Vienne, c’est la civilisation européenne dans ses racines judéo-chrétiennes et son caractère universel, qui est visée.

A elle maintenant de se défendre.

Certes la laïcité est une arme mais, comme l’a dit le Président, elle n’a jamais tué personne. Il faut donc aller plus loin et redonner un caractère offensif à la sécurité car elle est le fondement de l’Etat.

Jacques Limouzy