« Labastide-Saint-Georges »

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Il suffit de passer le pont, celui de l’Agout, à Lavaur, pour être à Labastide-Saint-Georges. Une commune de 2000 h en plein essor. Ses forces vives culturelles, avec l’appui de la municipalité, ont décidé de réaliser un numéro de la Revue du Tarn, consacré à son riche patrimoine, à son histoire et aussi à son présent. Sylvie Auriol, bastidienne passionnée a su mobiliser les contributeurs possibles. Pierre Bonnafous a été la cheville ouvrière photographique et numérique.

Un beau numéro qu’on parcourt avec plaisir, même si l’on n’est pas de Labastide parce qu’il montre que tout près de chez soi, il y a des découvertes possibles. On revit le passé rural, la nature qui a échappé à l’urbanisation, les croix de chemin, les moulins sur la rivière, le plus vieux pigeonnier tarnais (l’illustration de la couverture) dont la restauration va commencer, le château du Travet, les deux ponts de pierre, à l’architecture audacieuse. Au pied de Lavaur, sur la rive basse de l’Agout (à la Révolution qui déchristianise, on l’appelle Labastide des Marais) Labastide a sa propre histoire depuis sa fondation comme bastide au Moyen Âge. En 1814, en retraite depuis l’Espagne, le maréchal Soult y range ses troupes sous les ordres de Louis XVIII. Le tarnais se rallie à la royauté en présence du duc d’Angoulême, représentant du roi. L’église à laquelle la mairie est accolée est du XIX° s.

Le monastère bouddhiste tibétain Nandala est installé dans la commune depuis 1981. Une preuve des qualités d’accueil de la commune, où les associations foisonnent. Gaston Puel, le poète a habité ici. La poésie est célébrée avec joy (une vertu occitane vivante depuis les troubadours) dans la commune. Le monument aux morts égrène les peines, ceux des poilus de 14-18. Gaston Talmier, STO meurt en Slovénie, dans le Reich allemand. Un riche numéro que la municipalité va offrir à la population.

Robert Fabre,
Rédacteur en chef

En vente dans les points presse et librairies au prix de 15 euros