Le collège des Cèdres

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«Le nouveau Ministère» (Emile Combes et ses nouveaux ministres en 1902)

Le visiteur qui passe aujourd’hui devant le collège des Cèdres à Castres, sait-il qu’il y a 160 ans, l’enseignement des classes de quatrième était assuré par un futur Président du Conseil des ministres d’un des Gouvernements les plus longs qu’ait connu la Troisième République ?

Dans l’établissement, certes différent mais resté matériellement le même, on ne sait plus exactement où se trouvent les classes où l’abbé Emile Combes, clerc soutané et tonsuré de l’église catholique romaine, alors en marche vers le sacerdoce, assura cet enseignement.

Préparant un doctorat es lettres, déjà théologien et thomiste, Combes devait déposer deux thèses à l’Académie de Castres qui séparaient la religion et la philosophie. Au Grand séminaire d’Albi, beaucoup de ses supérieurs savaient déjà qu’il ne serait pas appelé !

Ce qui n’empêcha pas certains de qualifier d’apostasie l’évolution politique et spirituelle de l’intéressé, cependant que d’autres pratiquaient l’occultation locale d’une personnalité nationale essentielle pour l’histoire de la République.

Combes fut, après le Maréchal Soult, Premier ministre de Louis Philippe, le seul et dernier tarnais à gouverner la France pendant près de trois ans.

Bien qu’étant né en 1926, cinq ans après sa mort, les hasards d’une carrière administrative et politique que beaucoup ont trouvé trop longue, Emile Combes m’a permis à plusieurs reprises de retrouver sa trace trop souvent effacée par ses contemporains.

Ceci fera l’objet d’un prochain propos.

Jacques Limouzy