Le Comte de Barcelone

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« Tout homme a deux patries : La sienne et puis la France », disait Thomas Jefferson. Manuel Valls a choisi la sienne.

A-t-il estimé qu’en France son avenir politique était compromis ?

Il avait pourtant été Premier ministre et un Ministre de l’Intérieur bien meilleur que celui qui s’en va aujourd’hui. Il avait pu se rendre compte que son échec venait de la présence de nombreux socialistes parmi ceux qui ne l’aimaient pas.

Cette destinée croisée n’est pas sans exemple entre la France et l’Espagne.

On se souviendra que le Roi Louis XIV dit un jour à l’Ambassadeur d’Espagne en désignant son petit-fils, le Duc d’Anjou, : « Monsieur voilà votre maître ! ». Et en s’adressant au futur Roi d’Espagne, il ajouta : « Soyez bon Espagnol mais souvenez-vous que vous êtes né français ».

Pourrait-on dire aujourd’hui la même chose à Manuel Valls : « Soyez bon Espagnol mais souvenez-vous que vous êtes aussi français ».

Car même élu, Manuel Valls ne sera jamais le premier à Barcelone.

En effet, je me souviens, qu’ayant été reçu par Jordi Pujol, Président de la généralité de Catalogne, j’aperçus dans son bureau le portait de Juan Carlos régnant. Il me dit, « c’est le Roi d’Espagne et tout Roi d’Espagne est Comte de Barcelone ».

Jacques Limouzy