Le coup de gueule du Général Roudeillac

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Dien Bien Phu. (c) ECPAD France

À l’heure où les Armées ont commémoré le sacrifice de ses soldats morts lors des combats de Diên Biên Phu, à l’heure où les Vietnamiens forts des leçons de leur riche passé culturel ne cultivent pas la haine de leurs anciens ennemis, un journaliste de France-Info commente à sa manière, le 12 mai 2019 au matin, la photo du drapeau du Vietminh flottant au-dessus du dernier point d’appui de la cuvette enlevée par les troupes du Général Giàp, photo publiée par le magazine Polka.

Et ce commentaire revient à faire la promotion de la victoire de l’ennemi et l’appel à une repentance, que le Vietnam ne revendique pas, dans sa grande sagesse, et à montrer du doigt les responsables militaires de l’époque qui faisaient eux-aussi de la photo un « outil de combat ».

« Our country, right or wrong », disent les Britanniques…. « mea culpa » répètent à satiété, ceux qui revendiquent une appartenance à l’élite culturel de notre pays.

Comment peut-on véhiculer à ce point la haine de son pays, à l’heure de toutes les menaces brandies contre la France et son identité ?

Les journalistes s’étonnent de ne pas être appréciés de leurs concitoyens.

Puissent-ils prendre conscience que seul un régime totalitaire peut véhiculer l’idée qu’il n’y a qu’une seule vérité, nécessairement « progressiste » et qu’on ne construit pas l’avenir sur la haine de soi même et le mépris de son passé.

À force de faire croire que l’amour de sa patrie, « c’est la guerre avec l’autre », n’oublions pas que l’appel à la repentance porte en germe « la guerre à l’intérieur. »

D. Roudeillac.