Le Diable est parmi nous !

En employant le qualificatif de « satanique », Gérard Darmanin, ministre de l’Intérieur, montre qu’il connaît le Diable et qu’il sait où il se trouve.

Ce qui est une erreur de taille car seul le Bon Dieu sait où est le Diable et M. Darmanin n’est pas, je crois, le Bon Dieu.

Bien sûr, il arrive que le Diable et le Bon Dieu apparaissent dans le discours public.

On se souvient de Clemenceau interpellant Jean Jaurès à la Chambre des Députés :

  • Monsieur Jaurès, vous n’êtes tout de même pas le Bon Dieu.
  • Et vous, Monsieur Clemenceau nous n’êtes tout de même pas le Diable.
  • Qu’en savez-vous ?

Il y a aussi cette parole de Jacques Duez, Cardinal de Cahors, qui devait devenir le Pape Jean XXII, et qui devait déclarer que « même au conclave Satan était représenté ».

Ce n’est donc pas une raison pour que Monsieur Darmanin donne au Diable une identité invérifiable d’ailleurs.

Sait-il, que lui-même, parce qu’il est un homme, il est une synthèse de Dieu et du Diable et que donc, au cours de la campagne difficile qu’il est appelé à vivre, des exercices de prudence et de décontraction lui seraient nécessaires.

Nous lui conseillons donc une lecture paisible des œuvres de la Comtesse de Ségur où, entre « Les malheurs de Sophie » et « Les mémoires d’un âne », il pourra découvrir « Un bon petit Diable ».

Jacques Limouzy