Le foie gras ne sera pas la victime de la démagogie des maires écologistes

Lundi 20 décembre, le Président du Conseil départemental du Tarn, Christophe Ramond, a tenu une conférence de presse en soutien aux producteurs de foie gras, en présence d’Éric Dumas, Président du Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras (CIFOG) et producteur tarnais, des conseillers départementaux Paul Salvador, Maryline Lherm et Elisabeth Claverie.

Trois producteurs de foie gras locaux étaient également présents pour présenter les produits de leurs savoir-faire :

  • Le GAEC de Restes, de la famille Reilhes : une ferme familiale dont 40% des ressources viennent de l’activité palmipède gras. Située à Maurens-Scopont, entre Castres et Toulouse, cette entreprise compte 5 emplois.
  • Les Fermiers Occitans : filiale du groupe agricole Arterris, implantée à Labruguière et spécialisée dans la transformation et la conservation de viande de volaille, l’entreprise compte environ 100 salariés.
  • La Ferme des deux Pigeonniers, de la famille Bompart : située à Puygouzon, l’exploitation agricole est en activité depuis 17 ans et comprend entre 3 et 5 salariés.

La tenue de cette conférence de presse intervient à l’approche des fêtes de fin d’année, période de mise en lumière de ce noble produit, mais également à la suite de récentes annonces de maires écologistes de boycotter le foie gras de leurs cérémonies officielles.

Premier Département à prendre position publiquement en faveur de la défense du foie gras, le Département du Tarn continuera à mettre à l’honneur ce symbole de la gastronomie française.

A l’occasion de ce point presse, Christophe Ramond a ainsi réaffirmé son soutien aux producteurs de foie gras et a fermement dénoncé les propos desdits élus écologistes.

Sa réaction :

Depuis quelques temps, certaines villes, Strasbourg, Lyon… bannissent le foie gras, à grand renfort de communication, de leurs cérémonies officielles.

Strasbourg, une des capitales historiques du foie gras, a même annoncé cette mesure au moment du marché de Noël, ce qui constitue un mépris profond des commerçants et artisans présents sur ce marché. Lyon, capitale de la gastronomie française, patrie de Paul Bocuse, lui a emboîté le pas en allant plus loin puisqu’elle incite les restaurateurs à bannir le foie gras de leur carte!

Mesure pour le moins étrange de la part d’une collectivité territoriale à l’égard d’entreprises, de restaurants, par définition totalement libres.

Avec Éric Dumas, Président du CIFOG, et des producteurs de foie gras, nous dénonçons avec la plus grande force cet effet de manche, qui constitue une agression de ce qui fait la tradition de notre pays, le foie gras, et un des éléments historiques de notre gastronomie et de notre ruralité.

Nous disons aux maires de Strasbourg, Grenoble et Lyon que nous ne sommes pas aux Etats-Unis et que la France n’est pas majoritairement vegan, comme l’a souhaité récemment une adjointe au maire de Lyon.

« Les maires de ces grandes villes devraient se renseigner sur les techniques de gavage, qui ont évolué depuis longtemps, moins agressives et davantage respectueuses du bien-être animal », a rappelé Éric Dumas, Président du CIFOG.

Reconnu « patrimoine culturel et gastronomique protégé en France » depuis 2006, le foie gras fait régulièrement l’objet d’interdictions d’importation aux Etats-Unis et subit depuis de nombreuses années des épidémies de grippe aviaire, malgré des mesures sanitaires renforcées.  Aujourd’hui, c’est en France qu’il est attaqué par quelques maires hors sols heureusement minoritaires. Le foie gras doit être protégé, pas seulement au nom de notre patrimoine mais, surtout, car il s’agit d’une filière économique importante avec des dizaines de milliers de TPE et PME, qui maillent nos territoires ruraux.

Dans le Tarn, cette filière du foie gras représente plus de 150 exploitations agricoles, et 200 salariés. Etre à leurs côtés, c’est défendre notre économie, notre patrimoine et notre ruralité.

En France, ce sont près 4 800 exploitations concernées par cette filière, qui produisent plus de 16 500 tonnes de foie gras, dont 23% sont exportés.

Où s’arrêteront-ils ? Après le foie gras, le chapon ? Tout ceci est totalement irrationnel et irresponsable.

Même si 91% des Français confirment consommer du foie gras chaque année (enquête SCA de novembre 2021) il est important de rappeler notre attachement à ce mets d’excellence afin de lui éviter un jour un bannissement définitif de nos assiettes.

Je suis aux côtés de l’ensemble des producteurs français et tarnais de foie gras et quant au Conseil départemental du Tarn, il continuera de mettre à l’honneur ce noble produit !

 

Christophe RAMOND

Président du Conseil départemental

Département du Tarn