Le foutoir

 

J’aime bien ce vieux mot de la langue française qu’est le « foutoir ». Un de ces mots qui, désormais, inaugure ou clôt les conversations au coin de la rue ou au « bar des amis ». Un mot qui cousine avec « foutaise », « foutraque », « fourvoyer ». Ne trouvez-vous pas qu’il résume assez joliment l’exercice du Pouvoir par les socialistes et l’état de notre pays ?

Rien ne peut les exonérer, cette fois, de leurs responsabilités : ni l’ennemi aux frontières, ni le « mur de l’argent » et les « deux cent familles ».

Même si on l’a un peu oublié, les socialistes ont eu dès 2012 tous les pouvoirs : l’Elysée et le Parlement en ses deux assemblées, toutes les régions à l’exception de l’Alsace, les deux tiers des départements, bon nombre de villes, et puis aussi les professionnels des défilés syndicaux, une vaste majorité de commentateurs, d’experts « éclairés » (à la bougie ?), sans oublier les chanteurs et les sportifs « engagés » qui ont su planquer leurs petites économies en Suisse…

Tous (ou presque tous) pareils, du haut en bas de l’échelle des responsabilités ! Un Président qui  confie à deux journalistes autour d’un « bon bourgogne » – celui que ne boiront jamais les « sans-dents » – les secrets les plus protégés de la République (comme les exécutions ciblées de terroristes par le Service Action de la DGSE) et les sentiments que lui inspire le PS (il faut le « liquider »).

Un Premier ministre qui avoue sa « honte » du chef de l’Etat, des député(es) frondeurs (ses) qui, oubliant qu’ils doivent leur élection à François Hollande, crachent dans la soupe, un Macron – à qui le même a tout donné – qui s’en va à Londres trouver de quoi financer sa prochaine campagne auprès de riches donateurs qu’il a conduits à l’exil fiscal, les trois quarts des membres des cabinets ministériels à la recherche d’un nouveau job, tout traduit l’absence de dignité en cette fin de règne.

Le parti socialiste avait historiquement construit sa réputation et ses succès électoraux sur la défense des pauvres et des opprimés. Qu’ils sont loin désormais de ses préoccupations ! Dans les combats du PS, l’immigré a supplanté l’ouvrier, l’éolienne la centrale nucléaire, et le bobo libertaire le « hussard noir de la République ». Je vous le dis : c’est le foutoir.

Bernard Carayon
Président des Républicains du Tarn
Maire de Lavaur
Conseiller régional d’Occitanie