Le Président Christophe Ramond rencontre le Président de la République Emmanuel Macron

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Dans le cadre du Grand Débat National, le Président de la République, Emmanuel Macron, souhaite consulter les collectivités territoriales et notamment les Départements. Une soixantaine de Présidents de Conseils départementaux est ainsi invitée à l’Elysée ce jeudi 21 février, à Paris.

L’objectif de cette rencontre est clair comme l’explique Christophe Ramond, « échanger, expliquer la situation de nos Départements, le rôle de proximité que l’on joue auprès de nos concitoyens, notre rôle en matière d’excellence pour moderniser nos territoires». Mais également  « expliquer nos difficultés financières, en matière de solidarité (AIS, APA, pour le handicap et pour le RSA) où nous avons un reste à charge de 57 millions d’euros en 2018. Un reste à charge qui a tendance à augmenter… aujourd’hui les dotations, compensations de l’Etat et taxes affectées pour financer des transferts de compétences représentent près de 55% des recettes de fonctionnement de notre collectivité départementale. En 5 ans, pour accomplir ses missions, le Département du Tarn a perdu 39 millions d’euros de Dotation Globale de Fonctionnement».

Ce sera l’occasion aussi d’échanger sur la future réforme de la fiscalité directe locale car  « il nous semble indispensable de maintenir un lien direct entre nos habitants et les collectivités territoriales. La disparition de la marge de manœuvre des Départements sur la TFPB (taxe foncière bâtie) n’est acceptable ni sur le plan de la soutenabilité budgétaire, ni sur le plan du lien avec les citoyens. Pour mémoire, la taxe foncière représente plus de 20% des recettes des Départements ».

Enfin Christophe Ramond remettra l’accent sur le 80km/h car « j’ai proposé au Président de la République que l’on puisse lancer une expérimentation dans le Tarn. Que le département du Tarn soit département pilote sur la limitation de vitesse en étudiant, aux côtés des services de l’Etat, les problématiques du réseau routier départemental et en adaptant la vitesse en fonction de l’accidentologie. Pour tous les itinéraires sans risque avéré, je souhaiterai ainsi demander qu’il soit possible de mettre en place une limitation de vitesse à 90 km/h. On le voit, il faut une réponse multiple en matière de sécurité routière et pas uniquement une mesure imposée par l’Etat ».

« J’espère que l’on pourra avancer », insiste Christophe Ramond qui le sait, « le Grand Débat ne doit pas être un gadget ou une psychothérapie. Sa crédibilité et sa réussite comporte des risques. Le risque de décevoir le peuple, nos concitoyens, qui attendent des réponses de la part du Président de la République. Aussi il est temps de donner des moyens aux territoires ruraux pour mener à bien leurs missions ; il est temps de faire confiance aux territoires, aux élus des départements modernes tournés vers l’avenir ; il est temps d’être aidés et d’être ensemble à la hauteur de ces enjeux ».