Le président socialiste qui n’aime pas les pauvres

François Hollande n’aime pas les pauvres, qu’il appelle, en privé, les “sans-dents”. Les confidences de boudoir que nous fait partager son ancienne favorite, répudiée depuis, avec la dernière inélégance par un Président qui raillait ses origines modestes, éclairent crûment les tartufferies du meilleur représentant de la gauche bobo-libertaire. On saluera, au passage, le stoïcisme d’une femme qui resta si longtemps auprès d’un homme cynique et menteur… “comme un arracheur de dents”… 

Cette gauche a marginalisé au PS les républicains sincères, ceux qui ont l’humanisme au cœur et pas seulement sur ses lèvres, et qui, si souvent, se dévouent pour les français modestes dans des associations caritatives ou des collectivités. 

La gauche-bobo se gargarise de la défense des “exclus” et des “précaires”, mais sélectionne les “justes” combats : pour les immigrés, les “trans”, les fumeurs de schit, selon les opportunités du moment ; mais elle se moque comme d’une guigne des vrais gens qui travaillent ou cherchent un emploi, respectent la loi et payent leurs impôts en France, élèvent des enfants qu’ils n’ont pas acheté à l’étranger et souffrent de vivre dans un pays désormais humilié.

Les bobos n’ont évidemment jamais songé à vivre parmi ceux qui sentent la sueur et n’ont plus les moyens d’aller chez le dentiste.

Leur électorat ne s’y trompe plus ; Hollande venu célébrer Jaurès à Carmaux qui lui, aimait et respectait les pauvres, s’y fait conspuer.

Le masque de ces gens qui exercent le Pouvoir dans une solidarité tribale et imposent leur alphabet démocratique, est tombé. Adieu la gauche morale qui incarnait le beau, le bien, le vrai, le juste !

On pardonnait à Mitterrand d’aimer les ortolans et les palaces vénitiens : lui, n’enfourchait pas un scooter, ne se serait pas adressé directement à Léonarda, et tenait son rang. La vergogne, dont une journaliste1 louait récemment l’utilité sociale, ne caractérise pas les détenteurs du Pouvoir, y compris dans le Tarn, où le Président du Conseil général, M. Carcenac, a embauché depuis des années femmes et enfants d’élus, militants du PS et copains.

La rage est désormais partout : contre celui qui a nommé en toute connaissance de cause un fraudeur du fisc à la tête du ministère du Budget puis un second, le désormais célèbre M. Thévenoud au ministère du Commerce extérieur, qui invoque une “ phobie administrative ” ; contre Taubira, arrogante et méprisante à l’égard de millions de français descendus dans la rue contre le “mariage homo”, et Belkacem avec son “Gender”. Rage contre les chanteurs friqués dénonçant comme Benjamin Biolay, l’“islamophobie” des “petits blancs” des banlieues et des villages qu’ils ne connaissent pas. Rage de ceux qui regardent une télé qui ne leur ressemble pas, rage contre des juges qui s’acharnent contre Nicolas Sarkozy et libèrent des multirécidivistes. Rage encore contre celui qui déclarait la guerre à la finance et s’entoure de ses représentants les plus anglo-saxonisés. Rage de ceux qui croisent, au petit matin, dans leur HLM, avant d’aller à l’usine, ceux qui vont se coucher après avoir vendu leur cam’. Ces bobos aiment si peu le peuple qu’ils souhaitent donner le droit le plus noble du citoyen – celui de voter – à ceux qui sont les plus étrangers aux sacrifices et à l’identité de notre pays. La révolte des “sans-dents” est en marche, et c’est à la droite de l’incarner en rendant au Peuple, en 2017, par le référendum, une souveraineté qui lui a été dérobée, depuis si longtemps, par des élites de pacotille. 

Bernard Carayon

Président de la Fédération UMP du Tarn